Nouveau Boisclair, vieux problème, écrit Michel C. Auger sur son blogue, le vieux problème étant le fameux référendum. Ouais, les 2/3 des électeurs seraient effrayés par ce mot (bien plus que par le concept de la souveraineté à mon avis).
Mais en fait, s'il est vrai que la campagne électorale du Parti Québécois et d'André Boisclair semble ne pas lever (pour dire le moins), il reste que la mesure annoncée par le PQ aujourd'hui est très alléchante pour les jeunes électeurs de la classe moyenne (une avance de fonds sans intérêt jusqu'à 18 000$ pour l'accès à la propriété), et que la plate-forme et l'équipe du PQ sont les plus solides.
Enseigner la souveraineté
Pour se sortir de cette idiote peur du mot référendum, il faudrait plus simplement parler de souveraineté, comme Boisclair l'a fait l'autre jour en affirmant que le problème du bois-d'oeuvre aurait été négocié plus avantageusement par un Québec souverain, et en faire la démonstration simple. On verra pour le référendum en temps et lieu.
Écouter la gauche
On aimerait aussi voir André Boisclair faire preuve d'ouverture envers les idées de Québec Solidaire et du Parti Vert. Comme ça, des électeurs indécis comme moi (eh oui...) auraient moins envie d'accorder leur vote à ces partis très lucides et même d'avenir pour le Québec. Nationaliser l'éolien, ça me semble une très bonne idée...
À propos des médias :-(
Et il serait souhaitable également de voir un peu moins de jaunisme et un peu plus de coopération de la part des médias qui s'efforcent de rechercher le sensationnalisme de la campagne négative et d'éviter de parler des vrais enjeux. Si Charest n'a rien de neuf à offrir, que ses vieux mensonges, pourquoi lui accorder de l'attention médiatique? Les idées farfelues de Mario Dumont et de l'ADQ sont, elles, présentées comme crédibles... Allöööö!!! faudrait peut-être le dire (appel aux médias ici), qu'elles n'ont aucun sens, c'est le rôle des médias, ça.
Et pendant ce temps, ceux qui ont des choses intelligentes à dire, Québec solidaire et le Parti vert, n'obtiennent que 10% du contenu médiatique.
Allons, médias, posez-vous des questions, ici. C'est votre rôle tâche de replacer les choses dans leur contexte et de les mettre en perspective. La démocratie, dans notre système politique au Québec et au Canada, passe aussi par les médias, et par les petits partis qui n'ont pas de chance de prendre le pouvoir. Les idées, elles sont là, et le PQ devrait le savoir puisqu'il est déjà passé par là.









