On s’enrichit, nous?
Jean Charest et sa position néolibérale ridiculisés
par des travailleurs, en pleine campagne électorale (lol)
par des travailleurs, en pleine campagne électorale (lol)
| Ovalinfos (d’après cyberpresse.ca, la PC et R.C.) - Voilà ce qui arrive quand on ment effrontément aux bonnes gens: ça finit toujours par nous revenir en plein visage. Croyant encore une fois berner son auditoire avec un discours insipide et mielleux qui flattait les mérites du libéralisme et de la libre-entreprise, Jean Charest s'est plutôt fait donner une leçon de vie par des travailleurs d’ABB de Varennes, fabriquant de transformateurs électriques géants. Furieux, le travailleur Richard Lévesque a accusé M. Charest d’être dans l’erreur en affirmant que le Québec est en voie de s'enrichir avec l’hydroélectricité comme l’Alberta avec le pétrole. «On est loin de s’enrichir! Nous, les payeurs de taxe, on est loin de s’enrichir. On s’appauvrit, a soutenu Richard Lévesque lors d’une espèce de scrum avec le chef libéral et des travailleurs sur leur lieu de travail. C’est vrai que les compagnies s’enrichissent, a poursuivi le travailleur, regardez les maisons qui se bâtissent et les voitures qui se promènent. Il y a de l’argent sur la route. Des cabanes de 1 ou 2 millions, il y en a en masse (…) Nous autres, on déménage, on rapetisse nos maisons à cause du compte de taxe d’Hydro, du compte de taxe scolaire, du compte de taxes municipales qui augmentent. (…) On s’enrichit, nous?» Puis, le chef libéral s'est mis les pieds dans les plats en lui disant que c'est pour cette raison qu'il fallait baisser les impôts au Québec. «Comme vous aviez dit à votre dernier mandat, on va baisser les impôts", a répliqué du tac au tac l'employé qui peinait à contenir sa frustration. Moi, j’ai perdu du pouvoir d’achat en maudit… Vous êtes mieux de rien dire parce que ca me coute trop cher.» Un autre travailleur, Jacques Chicoine, a demandé à Jean Charest s'il allait finir par les baisser, les impôts, s'il est réélu. «Vous seriez dû, là, à votre deuxième chance», a-t-il prévenu, alors que le chef libéral prenait la poudre d'escampette pour s'extirper de ce bourbier. Voici les sources pour ce texte: cyberpresse.ca La Presse canadienne (PC) (Yahoo) Radio-canada.ca communiqué des métallos | Il est allé se réfugier chez des amis à lui, chez qui il a décidé de prononcer une allocution sur le même ton que celle du matin, mais qui a été fort mieux reçue (ce sont ses amis, favorables comme lui à l’entreprise privée). L'Institut économique de Montréal, un organisme de recherche favorable à l'entreprise privée et à la diminution du rôle de l'État, a aussi invité le chef du PQ, André Boisclair, à s'exprimer devant ses membres, mais celui-ci a eu la présence d’esprit de décliner l'invitation. Le tout illustrant de façon très éloquente et fort imagée à quelle enseigne logent les partis et personnages politiques du Québec : le Parti libéral, c’est le libéralisme, la libre-entreprise, le copinage avec l’entreprise privée, surtout la grande entreprise… le PQ, même avec Boisclair, ça reste la gauche sociale-démocrate officielle, alors que l’ADQ, c’est le parti qui canalise les votes de frustration des déçus de ces deux partis, surtout ceux tendant vers la droite, mais Québec solidaire, avec son candidat en plein sur le terrain, dans ce lieu de travail même que visitait le copain du Boss, Charest, a plus de chances de faire passer son message… du moins à long terme. Évidemment, il n’est même pas passé par la tête de l’Institut d’inviter les chefs des partis Québec solidaire ou Vert (ce ne sont pas leurs amis). Il faut avouer que les deux travailleurs qui ont apostrophé Jean Charest n’étaient pas de gauche (mais un de leurs collègues présent était le candidat local de Québec solidaire) mais plutôt de droite, ou tout mêlés, puisque ce sont d’anciens péquistes affirmant appuyer aujourd’hui l’ADQ. En passant, les Métallos se sont dissocié des propos des travailleurs de Varennes, affirmant que leurs membres étaient libres de voter en fonction de leur conscience et conviction, mais que les Métallos appuyaient officiellement le Parti Québécois. |









