iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le Lundi 16 avril 2007 à 19:19
Par bienvenuecheznini
Humeur : Gaie

Avec aujourd'hui, il me reste 10 dodos à faire avant mon départ pour la République-Dominicaine. Ici, au Québec, c'est toujours l'hiver malgré qu'on soit rendu le printemps. Je commence à être vraiment écoeurer du temps gris. J'ai hâte de retrouver le soleil et la chaleur d'été. Encore dix jours et me voilà rendu sur la plage à me faire griller. C'est mon premier voyage et je le fais avec l'homme de ma vie. Je compte bien en profiter et me faire plaisir. J'ai vue des images de la place et tout à l'air vraiment superbe. Même les commentaires des gens sont génials. Je commence à stressé à l'idée d'embarquer dans l'avion. Je sais pas trop à quoi m'attendre. Il y a du monde qui on peur et d'autre non. Je vous en donnerai des nouvelles à mon retour. En tout cas, pour ceux et celles qui ont dé`jà été là, j'attends de vos nouvelles.

Nini

Publié le Lundi 16 avril 2007 à 19:08
Par bienvenuecheznini
Humeur : Ironique

Aujourd'hui, je suis tombé par hasard, sur le blog d'une fille qui vie exactement la même chose que moi par rapport à la boulimie. La souffrance que vit cette fille est terrible. Voici l'image qu'elle a mise pour se représenter dans cette maladie.
 
Je crois qu'une image vaut mille mots. La souffrance est tellement intense avec cette maladie. Pour ma part, j'ai été ma pire ennemis les derniers mois. Je me suis juger, taper dessus, crier des bêtises, insulter, critiquer, maltraiter et rabaisser. Pour tout être humain, ça peut paraître complètement ridicule de voir une personne pas être capable de contrôler sa nourriture, mais pour moi, se fut un véritable calvaire. C'est gênant, voir humiliant d'avouer cette maladie, car on se sent faible et pas comme les autres. Imaginer, votre pire ennemis c'est vous et vous ne pouvez y échapper. Vous avez une personne en permanence qui vous crit des noms, qui vous juges et qui ne cesse de vous rabaisser sur tout. Ca devient vite insupportable. Le dégoût que je ressens après une crise de boulimie est terrible. J'ai l'impression de prendre 10 kilo d'un coup. Je me sens affreuse et grosse. Le manque de confiance qui vient après est énorme. Se trouver laide et se sentir faible est pas évident dans la vie de tous les jours. Moi, pendant mes crises, je savais que j'en faisais une. J'essayais de m'arrêter, mais c'était chose impossible. Ça ne faisait qu'empirer la situation si je me disais d'arrêter. Ensuite, après avoir englouti une tonne de bouf différente, je commençais à me sentir coupable d'avoir manger et de ne pas avoir réussi à résister à la tentation. Ensuite, je commençais à penser à tous les kilos que je venais de prendre à cause de cette crisse et la panique s'installe. Tu pense à toutes les façon d'éliminer cette bouf. Tu penses à te faire vomir, à ce que tu vas pouvoir couper comme nourriture le lendemain pour être sur de pas prendre une livre et tu finis par prendre de belle résolution pour le lendemain. Tout ça dans le but d'arrêter de te taper dessus, car c'est trop insupportable. Et puis le lendemain, tu réussi à ne pas manger de la matinée, à manger qu'une salade le midi, et une fois arriver à la maison l'inquiétude s'installe. Tu te dis que tu es bonne et capable de résister, tu vas faire de l'exercice et une fois seule dans la maison, la perte de contrôle arrive de nouveau. La sensation de défaite apparait et te voila repartie dans les armoires et le réfrigérateur. Si vous pouviez seulement savoir la déception qui vient après, c'est épouvantable. Imaginer vivre ça à tous les jours, 24hrs sur 24, je vous jure que l'estime de soi et la confiance en soi en prend un coup. Tu te sens bonne à rien, incapable d'atteindre un objectif. bien sur, c'est rare que je fesais ça devant du monde, car on me disait que j'étais dégelasse de manger autant. Pour pas avoir l'air d'une grosse cochonne tu dis que t'avais faim. Devoir mentir tous les jours, ça aussi ce n'est pas évident. Une journée tu mange beaucoup, tu dis avoir faim et le lendemain tu mange pas et tu dis que ta pas faim. Le monde finisse veut veut pas par se poser des questions. Je me suis senti seul souvent, car je m'isolais pour vivre ça en cachette. La déprime qui accompagnait le tout était la en permanence. Je dois vous dire que le premier pas vers la guérison est d'abord et avant tout d'en parler et d'accepter que l'on a cette maladie. et surtout que cette maladie n'est pas rabaissant. Que c'est une maladie comme le diabète. Mais ce chemin est rempli d'obstacle, de nos obstacles, car on n'a plus la confiance en nous. On crois que l'on ne pourra pas s'en sortir et que l'on va toujours être malheureuse. C'est pourquoi moi, me voyant sans moyen et avec se désir de réussir, je me suis tourner vers la médecine et la psychothérapie. Je n'avais plus le choix. Je me suis rendu jusqu'a la dépression. J'aurais voulu me sortir de se corps lourd à traîner. Aujourd'hui, après six mois de médicaments et de psychothérapie, je peux vous affirmer que je suis mieux dans ma peau. J'ai eu 2 crisses de boulimie en six mois, des petites. Je crois sincèrement qu'elles ont été petite, car j'ai accepter d'être dans cette situation. Je me suis dit que c'était normal de faire des rechutes, car je suis en processus de guérison. Je sais par contre que l'acceptation de mon corps n'est pas encore faite. Je dirais à 50%. Depuis que je prends des médicaments, j'ai perdu dix livres et je sais que c'est dix livres y sont pour de quoi dans mon acceptation en ce moment. Si je reprendrais ces dix livres, je ne sais pas si je m'aimerais quand même. Je pèse 110lb et je me trouve grosse encore. Et oui! Dernièrement j'ai caché ma balance, car je m'aimais et je ne voulais pas me décourager par une balance. Si vous avez une balance, éliminer la de votre vie. C'est une vraie ennemis. Aujourd'hui je me laisse aller et je ne cherche plus à me contrôler. J'accepte plus ma maladie et je me dis que demain est un autre jour.

Bonne journée xox

Nini