Sherbrooke, le 19 avril 2008
Tribune Libre
La Tribune
Par Michel St-Pierre
Monsieur Denis Dufresne,
Éditorialiste
La Tribune
Vous avec décrit, dans votre éditorial d'hier, les bienfaits du futur prolongement de l'autoroute 410.
Cependant, je ne partage pas vos prévisions pessimistes quant à ce projet. Je ne peux pas voir comment la construction de cette voie de contournement pourra augmenter les émissions de gaz à effet de serre; ce n'est pas parce que l'on construit une route qu'il y aura forçément plus de véhicules qui y circuleront.
Je comprends que les AmiEs de la Terre ont émis de très bonnes idées pour diminuer le développement routier et, par conséquent, diminuer les effets secondaires de l'augmentation de l'usage des véhicules. Cependant, il faut comprendre que nous vivons dans une société très évoluée et une grosse partie de notre génération est sur le ''just on time''. Nous voulons partir de chez nous et arriver au travail sans attendre.
Les compagnies veulent leur marchandise aussitôt commandée. Nous achetons un meuble, par exemple, nous l'aurions aimé pour hier. Ce n'est pas facile de changer ses habitudes lorsque les bénéfices ne sont pas immédiatement apparents. J'ai personnellement essayé à plusieurs reprises de faire du covoiturage, mais la majorité m'a fait sentir que cela dérange...
Sommes-nous prêts à attendre l'autobus pour aller magasiner, souper au restaurant, rencontrer des amis, à moins d'y être obligés... Allez questionner ceux qui prennent l'autobus, est-ce par choix écologique ou financier?
Vous vous demandez ce que nous ferons lorsque le prix de l'essence sera à 3 $ le litre. À quel prix se vendait l'essence il y a 30 ans? Et que faisons-nous aujourd'hui? Ce sera la même chose et, à mon avis, cela n'empêchera pas l'augmentation des véhicules sur les routes. Il y avait une voiture par famille; aujourd'hui, il en a 2, même avec un prix beaucoup plus élevé qu'il y a 30 ans. Seule une récession majeure diminuera le flot de circulation, et cela seulement pour le temps qu'elle durera. Aussitôt partie, aussitôt oubliée. Ce n'est pas non plus en restreignant la circulation lourde à passer dans les centres-villes, ou en forçant les compagnies à expédier par d'autres moyens, qu'il y aura moins de véhicules lourds sur les routes. Comme je l'ai déjà écrit, les camions ne peuvent pas prendre l'autobus.
Tout cela dépend de notre économie et de notre niveau de vie. Plus nous consommons, plus il y aura de circulation de biens et de marchandises.
Enfin, je crois que tous les organismes comme le BAPE, la commission du territoire agricole, l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie, les représentants de la Ville de Sherbrooke, les représentants des universités de Sherbrooke et Bishop's, Transport Québec et les autres qui appuient le projet n'ont pas réfléchi et pesé le pour et le contre, mais tous sont arrivés à la même conclusion: le prolongement de la 410 est nécessaire et assurera des avantages certains pour les années à venir.
Bravo aussi aux représentants du ministère des transports qui a fait des efforts colossaux pour diminuer l'impact sur notre environnement.
Michel St-Pierre
Sherbrooke
Cependant, je ne partage pas vos prévisions pessimistes quant à ce projet. Je ne peux pas voir comment la construction de cette voie de contournement pourra augmenter les émissions de gaz à effet de serre; ce n'est pas parce que l'on construit une route qu'il y aura forçément plus de véhicules qui y circuleront.
Je comprends que les AmiEs de la Terre ont émis de très bonnes idées pour diminuer le développement routier et, par conséquent, diminuer les effets secondaires de l'augmentation de l'usage des véhicules. Cependant, il faut comprendre que nous vivons dans une société très évoluée et une grosse partie de notre génération est sur le ''just on time''. Nous voulons partir de chez nous et arriver au travail sans attendre.
Les compagnies veulent leur marchandise aussitôt commandée. Nous achetons un meuble, par exemple, nous l'aurions aimé pour hier. Ce n'est pas facile de changer ses habitudes lorsque les bénéfices ne sont pas immédiatement apparents. J'ai personnellement essayé à plusieurs reprises de faire du covoiturage, mais la majorité m'a fait sentir que cela dérange...
Sommes-nous prêts à attendre l'autobus pour aller magasiner, souper au restaurant, rencontrer des amis, à moins d'y être obligés... Allez questionner ceux qui prennent l'autobus, est-ce par choix écologique ou financier?
Vous vous demandez ce que nous ferons lorsque le prix de l'essence sera à 3 $ le litre. À quel prix se vendait l'essence il y a 30 ans? Et que faisons-nous aujourd'hui? Ce sera la même chose et, à mon avis, cela n'empêchera pas l'augmentation des véhicules sur les routes. Il y avait une voiture par famille; aujourd'hui, il en a 2, même avec un prix beaucoup plus élevé qu'il y a 30 ans. Seule une récession majeure diminuera le flot de circulation, et cela seulement pour le temps qu'elle durera. Aussitôt partie, aussitôt oubliée. Ce n'est pas non plus en restreignant la circulation lourde à passer dans les centres-villes, ou en forçant les compagnies à expédier par d'autres moyens, qu'il y aura moins de véhicules lourds sur les routes. Comme je l'ai déjà écrit, les camions ne peuvent pas prendre l'autobus.
Tout cela dépend de notre économie et de notre niveau de vie. Plus nous consommons, plus il y aura de circulation de biens et de marchandises.
Enfin, je crois que tous les organismes comme le BAPE, la commission du territoire agricole, l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie, les représentants de la Ville de Sherbrooke, les représentants des universités de Sherbrooke et Bishop's, Transport Québec et les autres qui appuient le projet n'ont pas réfléchi et pesé le pour et le contre, mais tous sont arrivés à la même conclusion: le prolongement de la 410 est nécessaire et assurera des avantages certains pour les années à venir.
Bravo aussi aux représentants du ministère des transports qui a fait des efforts colossaux pour diminuer l'impact sur notre environnement.
Michel St-Pierre
Sherbrooke
