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Publié le 22 juillet 2007
Par oxford
Tribune libre / Opinion
La Tribune
Sherbrooke, le 20 juillet 2007

Par Michel Dauplin

M. Jean Charest
Premier ministre du Québec

Par la présente, je vous demande de prendre toutes les mesures possibles afin de sauvegarder la solution durable au problème découlant du transport sur route des matières non périssables.

Puisque les transport ferrovier permet de réduire les dommages à notre circuit routier.

Puisque le transport ferroviaire réduit la pollution engendrée par le déplacement des nombreux produits de nos richesses naturelles et de nos usines.

Puisque le transport ferroviaire minimise les risques d'accidents engendrany des centaines de morts et des milliers d'handicapés.

Puisque l'augmentation de l'utilisation du transport ferroviaire engendrera des centaines de millions de dollars en économie pour notre société.

Vous vous devez de respecter votre statut de responsable de nos intérêts afin que le rail devienne le plus intéressant mode de transport pour les transformateurs de produits.

Lors de votre dernier budget, vous avez souligné le besoin de réhabiliter le circuit routier et vous avez accordé plus d'un milliard de dollars pour les réparations. De l'autre main, vous avez saupoudré quelques millions afin de maintenir utilisables certaines portions de voies ferrées.

Monsieur Charest, vous qui utilisez souvent le terme "solutions durables", pourquoi ne pas réaliser que le train est le plus logique des moyens de réduire la pollution, sauvegarder notre réseau routier et économiser des millions de dollars à la SAAQ?

Notre région est maintenant menacée de voir le Québec-Central transformé en piste cyclable ou pédestre au lieu de nous aider à sauver des vies, des emplois et relentir la décadence de notre économie. Nous sommes des centaines à être convaincus que de s'assurer d'une gestion efficiente de cette ressource accompagnée d'une aide, correspondant à une raisonnable partie des économies qu'elle engendre, vous donnerai l'image d'un homme digne de notre confiance.

Nous savons que si vous décidez d'agir, vous êtes celui qui trouvera les moyens afin d'économiser réellement!

Michel Duplin

                                    

Publié le 23 février 2007
Par oxford
Le Journal de Sherbrooke
Sherbrooke, le 3 novembre 2006
par Ghislain Allard
redaction.sherbrooke@hebdosquebecor.com

                                       Menace des changements climatiques pour l'économie mondiale

Les autorités municipales de Sherbrooke ont un rôle important à jouer afin de contrer la menace des changements climatiques pour l'économie mondiale.

C'est ce que soutient André Nault, président des Amis de la terre de Sherbrooke, en réaction au rapport rédigé par l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Nicholas Stern. Ce volumineux rapport conclut que, si la communauté internationale refuse de se mobiliser, les changements climatiques auront un effet aussi dévastateur sur l'économie mondiale que la Grande Dépression des années 1930.
   «Au lieu de se limiter à développer un Power Center, les autorités municipales devraient se consacrer à favoriser les commerces de proximitééÀ l'heure actuelle, les élus de Sherbrooke À l'heure actuelle, les élus de Sherbrooke approuvent des projets de construction de route favorisant l'accèes des automobiles au Power Center. Il faudrait au contraire revenir à un système donnant la possibilité aux gens d'être en mesure d'acheter des produits locaux», insite André Nault, en précisant qu'ill n'est pas nécessairement contre le nouveau Plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke.
   «Dans ce sens, ajoute-t-il, j'ai déjà fait des représentations auprès de neuf conseilliers municipaux de la Ville de Sherbrooke. Huit d'entre eux m'ont alors dit qu'il fallait trouver une autre façon de développer. Dans son rapport, M. Stern nous dit qu'il est vrai qu'il faut trouver une autre façon de faire. Il nous dit également qu'il faut le faire très rapidement, demain matin. Les autorités municipales ont un rôle à jouer. Nous devons nous organiser localement. C'est essentiel.»
   Selon lui, lorsque le système mondial! tombera, l'anarchie s'installera. «Si nous n'avons pas modifié notre façon de faire, nous serons alors incapables de nous organiser. Il faut rapidement revenir au commerce local. C'est la première chose à faire si nous voulons sauver la planète. Lorsqu'on veut déstabiliser une société, on la place en état de dépendance de sa nouriture. À l'heure actuelle, il existe cinq grandes compagnies qui contrôle tout le marché de l'alimentation. Ce n'est surtout pas vrai que nous sommes autosuffisants en matière agriculture. Il s'agit là d'une analyse technocratique de la situation actuelle», affirme le président des Amis de la terre.
   «Il faut aller dans les super-marché pour constater le nombre d'aliments provenant de l'extérieur du pays. Plus de 40 % des transports sont occasionnés par l'alimentation. Ainsi, en achetant local, nous serons en mesure de mieux réagir à une éventuelle crise mondiale. Par exemple, advenant ine crise du pétrole, en matière d'alimentation, selon la structure actuelle, nous ne pourrons pas survivre plus d'une semaine et demie à Sherbrooke», de dire André Nault.
   Selon lui, chaque individu doit développer sa propre autonomie. «Pour ce faire, chacun de nous devra diminuer sa propre consommation. Il faut penser avant d'acheter. Aujourd'hui, ce ne sont plus des écologistes alarmistes qui sonnent la cloche. C'est l'ancien économiste de la Banque mondiale. Il est peut être temps d'y penser. Il faut faire les choses de façon différente. Par exemple, avec les Amis de la terre, les gens consomment les mêmes aliments, mais différemment», conclut M. Nault.
                                   Voir: http://www.atquebec.org/dazib48.htm
Publié le 14 novembre 2006
Par oxford
Le Journal de Montréal
Montréal, le 14 novembre 2006
Par Yves Séguin
opinion@canoe.com 

   De plus en plus de voix s'élève pour dénoncer «l'immobilisme» du Québec, qui freiné par une dette publique très lourde et un vieillissement accéléré de sa population, se dirigerait de plein fouet sur un mur. Pure invention pour certains, triste réalité pour d'autres, cette vision d'un Québec en déclin ne doit pas être ignorée, car des chiffres, malheureusement, commencent à «dire» tout haut, ce que plusieurs disent tout bas.

   En effet, avec une dette de 125 milliards $, une population vieillissante, une faible croissance de son économie, des dépenses publiques en progression, des revenus anémiques malgré des impôts parmi les plus élevés, le Québec, s'il ne change pas de trajectoire, se prépare à vivre de bien mauvais jours.
   Le «si» est important, car des solutions existent et peuvent être mises en oeuvre rapidement. Le drame serait de ne rien faire. Des pays comme l'Australie et l'estonie, pour ne nommer que ceux-là, ont réussi à peine en dix anx à complètement renverser la situation difficile dans laquelle ils étaient.
   Le vieillissement de la population est l'un des facteurs les plus importants à surveiller, car ses conséquences peuvent être graves sur la capacité du Québec à se renouveler et à assurer un nombre suffisant de contribuables. En effet, une population en croissance est avant tout une population qui augmente le nombre de ses contribuables. Cela assure entre autres des recettes fiscales stables sans recours à des augmentations d'impôts.

De moins en moins de payeurs d'impôts

   Or, au Québec, le nombre de contribuables n'augmente pas; il diminue. Près de 50% de la population ne paie pas d'impôt et ce pourcentage croît de 1% tous les cinq ans. depuis les cinq dernières années, le nombre de résidants n'a augmenté que de 245 000 personnes, faisant passer la population totale de 7 396 990 à 7 651 531 personnes. Autrement dit, le nombre de personnes qui ne paient pas d'impôt sur le revenu augmente plus vite que le nombre de personnes qui composent la population.

LES NAISSANCES

   Si le nombre de naissances augmentent favorablement depuis quelques années et oscille autour de 75 000, il faut se rappeler que dans les années 1970, la moyenne des naissances était près de 100 000 par année. Nous sommes passés sous la barre des 80 000 naissances en 1997, et il ne semble pas que nous pourrons franchir ce seuil avant plusieurs années. Le retard sera donc difficile à corriger.
  
Du côté des décès, le Québec en rapportait 41 200 en 1971 alors que cette année, ily en aura 56 000. Ce nombre n'a pas beaucoup augmenté depuis 35 ans, ce qui peut donner l'illusion que le vieillissement de la population n'est pas inquiétant. Or on observe que plus de la moitié de la population est maintenant âgée de plus de 45 ans et que le nombre de personne composant cette tranche augmente plus rapidement que celle des moins de 45 ans.
   On estime qu'à compter de l'an 2021, les décès excéderont les naissances ey qu'en 2031, le nombre d'immigrants ne sera pas suffisant pour contrer la décroissance de la population. En effet la migration nette, c'est-à-dire la différence entre le nombre de personnes qui arrivent au Québec et celles qui partent, est de 35 000, soit l'une des meilleures années depuis 1971. Cependant, rien ne laisse présager que ce nombre se maintiendra. L'attraction, à titre d'exemple, qu'exerce l'Alberta, pourrait entraîner un nombre plus élevé de départs. De plus, hausser le nombre d'immigrants de 35 000 à pls de 50 000, niveau jugé essentiel à compter de 2021, n'est pas un exercice facile, ni sans conséquences sur les finances publiques déjà éprouvés.
   Oui l'avenir du Québec est préocupant. Mais plutôt que de débattre sur l'existence du problème, pourquoi ne pas chercher tout de suite des solutions...

Yves Séguin
Yves Séguin (c).jpg
Professeur de finances publiques à l'UQAM
École des sciences de la gestion



Publié le 09 novembre 2006
Par oxford
La Tribune
Mercredi, le 8 novembre 2006
Par Gilles Fisette
gilles.fiset@latribune.qc.ca 

                                  Alain Dubuc prône la nécessité                                       
                         de créer de la richesse au Québec


Sherbrooke- «Les mentalités sont en train de changer au Québec. Depuis une année ou deux, un changement se fait mais il ne se vit pas dans les débats à la télévision où ce sont toujours les mêmes personnes qui parlent. Je suis persuadé que les gens ont cheminé. Ils voient que quelque chose ne va pas et qu'il faut un changement.»
  
Ce changement, a expliqué Alain Dubuc, est nécessaire si on veut que le Québec continue d'être à la hauteur de ses aspirations. Mais aucun politicien n'est prêt à le proposer, de peur d'être mal reçu.
    Hier soir, le chorniqueur et essayiste Alain Dubuc s'adressait aux convives du dîner-causerie organisé par la Société de développement économique de Sherbrooke, en collaboration avec les chambres de commerce de Sherbrooke et de Fleurimont et des commanditaires privés.
   Invité à résumer les idées avancées dans son plus récent ouvrage Éloge de la richesse, M. Dubuc pouvait ainsi contribuer au choc des idées que l'on veut provoquer à Sherbrooke d'ici la tenue, en 2007, du forum et du sommet de Sherbrooke.

Parent pauvre

   Dans une grande partie de son discours, M. Dubuc brosse un portrait à tout le moins sans complaisance du Québec. Dans le concept des pays les plus riches, le Québec fait effectivement figure du parent pauvre. Parmi les 60 provinces et états de l'Amérique du Nord, le Québec se classe au 54ième rang lorsqu'on compare les économies de chacun.
   L'un des problèmes, a rappelé M. Dubuc, vient des valeurs profondément ancrées dans l'imaginaire québécois, marqué par la peur du succès et la grande méfiance envers l'entreprise et le profit.
   «La simplicité volontaire peut être un choix personnel honorable maos ça ne marche pas avec les services publics. Je n'ai jamais vu un hôpital qui marche à la simplicité volontaire», a-t-il lancé.
   Il a également expliqué que le débat s'est malheureusement cristalisé au Québec entre les lucides et les solidaires alors que l'enrechissement ne signifie pas une coupe dans les programmes sociaux mais son contraire. Il ne peut y avoir de société juste sans une société riche, a-t-il dit.
   «Si le Québec avait la même proportion de gens avec des revenus de 100 000 $ et plus que l'Ontario, cela voudrait dire des revenus disponibles de plus de 25 milliards $ et des revenus fiscaux pour le gouvernement de 5 milliards $. C'est deux fois plus que le montant que l'on attribue au désiquilibre fiscal!»
   Selon M. Dubuc, trois voies peuvent être explorées pour accroître la richesse du Québec. La première passe par les investissements en entreprise pour l'acquisition d'équipements plus performants et par des investissements publics dans les infrastrutures. La seconde et sans doute la plus importante passe quant à elle par l'éducation: lutte au décrochage et financement accru des universités.
   «Plus une société est éduquée, plus son succèes économique sera fort», a-t-il résumé.
   Enfin, la troisième voie passe par la recherche et l'innovation. Il a ajouté que le problème à surmonter est la capacité à transformer l'innovation en produits ou services, à la transformer en valeurs marchandes.
   «Au Québec, on a trop longtemps cultivé l'obsession de la création d'emplois. Onl'a fait au détriment de la productivité. Il faut maintenant penser en termes d'efficacité et d'enrichissements», a-t-il expliqué

Alain Dubuc
Chroniqueur - Essayiste
Alain Dubuc.jpg
  

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