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Publié le 19 mars 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 7 mars 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca

                                       Le projet d'ombudsman n'est pas mort

SHERBROOKE — En rejetant l'idée de se doter d'un ombudsman, le conseil de la Ville de Sherbrooke prouve qu'il n'a pas tiré de leçons à la suite de la «saga des bacs roulants». Voila ce que pensent l'homme d'affaire Pierre Morency et le conseiller municipal Bernard Sévigny, qui avaient tous deux plaidé en faveur d'un ombudsman depuis un an.
   «Je pensais pourtant qu'on avait envoyé un message clair», a insité hier le président de Nova Envirocom, Pierre Morency, lors d'un point de presse dans les locaux de son entreprise spécialisée en recyclage et en compostage.
   «Je suis un peu surpris de la réaction des élus. À la lumière de ce qu'on a vécu, personne d'autre ne devrait avoir à se battre contre une telle machine administrative, estime-t-il. Avec un ombudsman, on n'aurait pas eu à se battre autant pour se faire entendre. Personne à Sherbrooke ne peut dire qu'on n'a pas besoin d'une telle instance.»
   En 2005, M. Morency avait fait des pieds et des mains pour que les fonctionnaires de la Ville modifient les appels d'offres visant l'acquisition de 47 000 bacs roulants de recyclage, de façon à ce que son entreprise puisse soumissionner. Il avait éprouvé beaucoup de difficulté à sensibiliser les élus à sa problématique.
   La Tribune a d'abord fait état de cette histoire en juin dernier. Pierre Morency a effectué d'autres sorties publiques à la fin de l'été, au point où les élus ont finalement mondaté le vérificateur général de la Ville pour qu'il enquête sur ce dossier.
   Dans son rapport, François Gagnon a sévèrement blâmé les fonctionnaires municipaux et a proposé une dizaine de recommandations à la Ville pour qu'elle améliore ses processus d'appels d'offres.
   Pour ainsi obtenir gain de cause, Pierre Morency dit avoir dépensé environ 60 000 $. «Ça aurait payé l'instance de l'ombudsman pour un an», évalue-t-il.
   M. Morency rappelle que le vérificateur général a pu enquêter sur ce dossier uniquement parce qu'une résolution du conseil municipal lui demandait de le faire. L'ombudsman, lui, est une instance indépendante à qui les citoyens peuvent s'adresser en dernier recours lorsqu'ils se sentent lésés par l'administration municipal.

Sévigny ne lâche pas le morceau
   Lundi, six élus ont voté en faveur de l'ombudsman, alors que dix ont rejeté cette proposition du conseiller Bernard Sévigny.
   Interrogé hier par La Tribune, M. Sévigny s'est dit fort déçu de ce résultat. «Mais je respect l'avis de mes collègues parce que c'est la démocratie», a-t-il ajouté.
   Contrairement à plusieurs élus, le président de l'arrondissement de Rock-Forest-Saint-Élie-Deauville juge que les conseillers municipaux ne peuvent pas toujours jouer le rôle de l'ombudsman auprès de leurs électeurs. À son avis, il existe des exceptions, comme dans le cas des bacs roulants, où les élus n'ont aucun pouvoir de modifier les façons de faire de l'administration municipale.
   «Nous n'avons pas le pouvoir de changer les processus administratifs, affirme M. Sévigny. Il y a aussi une ligne qu'on ne peut pas franchir. L'élu ne peut pas faire de pressions indues sur les fonctionnaires. Ça s'appellerait du patronage.»
   MM. Sévigny et Morency continueront à faire la promotion de l'ombudsman au cours des prochains mois. Bernard Sévigny avance que cette question fera l'objet d'un engagement électoral lors des prochaines élections municipales, en 2009.

  
Publié le 18 mars 2007
Par oxford
Trbine libre / Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 13 mars 2007
Par Jean-Raymond Houle
                                   De la petite politique de cuisine

Lors de l'assemblée des élus municipaux du lundi 5 mars, je fus abasourdi d'entendre les commentaires de ceux qui ont voté contre la proposition du conseillier Bernard Sévigny pour la création d'un poste d'ombudsman. Ces commentaires démontraient une incompréhension de la part de nos élus vis-à-vis leurs fonctions de conseiller municipal et une éventuelle concurrence non fondée d'un ombudsman qui serait une instance de dernier recours pour tous les citoyens.
   À l'exception de M. Tanguay, président de cette assemblée d'élus, et des conseillers qui ont voté en faveur de la proposition de M. S.vigny, les commentaires de chacun des élus qui ont voté contre la proposition montraient tous un côté émotionnel et non rationnel. On peut dénoter chez ces opposants à cette proposition de la petite politique de cuisine. Ce ne sont pas là les propos d'élus dont le mandat est de représenter et de défendre les intérêts de tous les citoyens.
   Une occasion a été ratée de la part des opposants, avant que le vote soit demandé par Jean-François Rouleau, à l'effet d'inclure sur le bulletin de vote du référendum du 6 mai prochain (sur le plan d'urbanisme) une question sur la création du poste d'ombudsman!

Jean-Raymond Houle
Sherbrooke


Publié le 18 mars 2007
Par oxford
Tribune libre / Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 16 mars 2007
Par Rachel Gendron

                                                       Pourquoi investir 2,2 M $

Pourqoui investir 2,2 M S du budget de la Ville (sans parler de montants supplémentaires du provincial et du fédéral) pour un téléphérique qui parcourra 600m, c'est-à-dire environ quatre dixième de mille? Cela coûte cher du pied linéaire! Les élus croient avoir une attraction utilisable durant toute l'année. Si vous enlevez les jours de pluie, de vent, de froid, de neige, d'orages, de faible luminosité, combien en reste-il?
   Croyez-vous vraiment que des personnes afflueront en dehors du temps où la majorité prend ses vacances? Enfin, quelqu'un peut-il me dire pourquoi il faut absolument investir dans les georges de la rivière?

Rachel Gendron
Secteur Saint-Élie 

Publié le 06 mars 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 6 mars 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca

La Ville de Sherbrooke rejette l'idée de se doter d'un ombudsman sous prétexte que les élus jouent déjà ce rôle auprès de la population.
   L'ombudsman, une instance apolitique déjà présent à Montréal, Québec, Saguenay et Gatineau, aurait offert une possibilité de dernier recours aux citoyens qui se sentent lésé par une décision de l'administration municipale.
   La proposition, soumise il y a un an par le conseiller Bernard Sévigny et relancée récemment par l'homme d'affaires Pierre Morency, a fait l'objet d'un débat passionné, ce soir, lors de la séance du conseil municipal.
   Pendant une trentaine de minutes, la quasi-totalité des élus présents ont publiquement donné leurs avis sur la question, ce qu'on a rarement vu au cours des dernières années à l'hôtel de ville.
   Finalement, six élus se sont dits favorables à ce que Sherbrooke se dote d'un ombudsman, contre dix qui n'en voyaient pas la pertinence.

       Bernard Sévigny

 
Photo - Archives La Tribune
Publié le 03 mars 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 3 mars 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca 

                      Serge Paquin propose une limite à l'expansion

SHERBROOKE — Le conseiller municipal de l'arrondissement Mont-Bellevue suggère que le plateau Saint-Joseph ne puisse plus agrandir au-delà de ce qui est proposé dans le nouveau plan d'urbanisme. La demande initiale des promoteurs visait un agrandissement cinq fois plus important.
   Avec cette proposition qu'il soumettra aux élus sherbrookois lundi le 5 mars prochain, l'ancien président du comité consultatif d'urbanisme (CCU) espère rassurer la population, à deux mois du référendum du 6 mai prochain sur le plan d'urbanisme.
   Dans sa demande soumise l'an dernier à la Ville de Sherbrooke, la compagnie Immex souhaitait accroître le zonage commercial du plateau Saint-Joseph de 420 000 pieds carrés, rappel M. Paquin. Finalement, le conseil municipal a décidé d'accorder 92 000 pieds carrés pour l'instant, tout en interdisant désormais la construction de petits commerces au plateau Saint-Joseph.
   La Ville avait convenu d'étudier la deuxième phase d'agrandissement lors de la révision de son schéma d'aménagement, un long processus qui devrait être enclenché cette année ou l'an prochain. Cette deuxième phase d'agrandirssement nécessitait une modification du périmètre d'urbanisation.
   Le conseiller Paquin propose à ses collègues de refuser dès maintenant tout agrandissement additionnel du power center.
   L'élu du centre-ville, qui a toujours été contre l'agrandissement du plateau Saint-Joseph mais qui s'est finalement raillié à l'agrandissement proposé dans le plan d'urbanisme, avance que «la grande majorité des élus» devraient être d'accord avec sa suggestion.
   Toutefois, le successeur de Serge Paquin à la présidence du CCU, Louida Brochu, n'est pas du tout du même avis.
   «Je suis très surpris que M. Paquin soumettre cette idée maintenant. C'est l'art de mêler tout le monde», lance-t-il.
   Louida Brochu indique que le conseil municipal actuel n'est même pas certain de pouvoir adopter son nouveau schéma d'aménagement d'ici la fin de son mandat. Le référendum sur le plan d'urbanisme prolonge les délais, dit-il.
   L'agrandissement commercial proposé dans le nouveau plan d'urbanisme consiste essentiellement en un changement de zonage, alors que la deuxième phase d'agrandissement nécessiterait des changements au schéma d'aménagement, ce qui impliquerait nécessairement une consultation publique, affirme M. Brochu.

            Serge Paquin
    Président et conseiller de
  l'arrondissement Mont-Bellevue                                 Plateau Saint-Joseph
     
    Photo - Archives La Tribune                                                        Photo - Archives La Tribune

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