Sherbrooke, le 8 novembre 2006
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca
Sévigny parle d'un gaspillage des fonds publics
SHERBROOKE - «Les Sherbrookois n'ont pas plus besoin d'un téléphérique qu'un chien a besoins de deux queues.»
Bernard Sévigny
Le conseiller Bernard Sévigny n'y va pas par quatre chemins lorsqu'on l'interroge sur le nouveau projet de la Cité des rivières dans la gorge de la rivière Magog. Pour le résident de l'arrondissement de Rock- Forest-Saint-Élie-Deauville, ce projet équivaut à un «gaspillage» de fonds public pour «quelque chose de superflu».
«Les besoins sont assez grands ailleurs», rapelle celui qui s'oppose depuis plusieurs années à ce que la Ville de Sherbrooke investisse davantage d'argent dans la Cité des rivières. «Dans le budget 2007, on va être obligé de couper dans des trucs liés à la sécurité des citoyens et dans la réflection des routes parce qu'on n'a pas d'argent, mais on va mettre 6 millions $ dans un téléphérique», s'ingurge-t-il.
Gorge de la rivière Magoge Un dôme
«On est parti de l'aménagement de sentiers dans la gorge pour arriver avec un téléphérique, poursuit M. Sévigny. La prochaine étape, ce sera quoi? Un dôme sur la Cité des rivières? Va-t-on vraiment pouvoir attirer du monde de partout au Québec avec un tour de téléphérique qui va durer deux minutes et demie? Ce n'est pas le canyon du Colorado, c'est une petite george...»
Alain Larouche
Le directeur général de Tourisme Canton de l'Est, Alain Larouche, partage en partie cet avis. D'après lui, un téléphérique au-dessus de la rivière Magog ne serait «pas aussi spectaculaire» que celui surplombant les chutes Montmorency, où la vue sur les chutes et l'Île d'Orléans est à couper le souffle. Selon M. Larouche, le projet pourrait néanmoins attirer les touristes s'il faisait partie d'une offre globale, ce qu'avancent justement les dirigeants de la Cité des rivières.
L'an dernier, la Ville de Sherbrooke a réservé 2,2 millions $ afin que la Cité des rivières puisse toucher une subvention fédérale et provinciale de 4,4 millions $ pour l'aménagement de la gorge.
Le conseiller Bernard Sévigny croit que l'administration Perrault devrait plutôt garder cet argent afin de le dépenser dans différents projets structurants émanant du prochain Sommet de Sherbrooke. Le diagnostic sur les défis auxquels Sherbrooke devra fair face est fort inquiétant et des sommes importantes seront nécessaires pour redresser la situation, insiste le conseiller municipal.
Un téléphérique nécessiterait par ailleurs du personnel en permanence, ce qui impliquerait des dépenses récurrentes, ajoute-t-il.
NOTE:
Il ne peut avoir de comparaison entre la rivière qui circule dans le centre ville de Spokane téléchargé ici et le ruisseau que constitue la rivière Magog qui circule dans le centre ville de Sherbrooke
Rivière Magog au centre-ville de Sherbrooke
La Tribune
Sherbrooke, le 9 novembre 2006
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca
Jean-François Rouleau joint sa voix à celle de Bernanrd Sévigny
contre le projet de téléphérique
SHERBROOKE - Rarement critique à l'endroit de la Cité des rivières, le conseiller municipal Jean-François Rouleau joint sa voix à son collègue dissident Bernard Sévigny. M. Rouleau dénonce à son tour le projet de téléphérique surplombant la gorge de la rivière Magog jusqu'au centre-ville.
«Ça m'inquiète énormément et je n'y crois pas, a lancé cet élu de l'ancienne Ville de Sherbrooke en entrevue à La Tribune. Je doute que ce soit rentable et, même si ça l'était, on a d'autres priorités comme l'environnement et les services de base à la population.»
Rappelons que la Cité des rivières recevra une subvention gouvernementale de 4,4 M $ pour l'aménagement de la gorge, à condition que la Ville de Sherbrooke invessisse à son tour 2,2 M $. Cette somme est déjà réservée dans le budget 2006.
«S'il faut perdre les 4,4 M $, on les perdra, soutient l'élu du district de l'Université. Il faut y aller selon nos moyens.»
Diane Delisle
Opposée à la Cité des rivières depuis des années, la conseillière Diane Délisle mentionne pour sa part que le projet lui apparaît «un peu farfelu de prime d'abord». Dans son esprit, plusieurs questions restent en suspens, si bien qu'elle ne veut pas trop se positionner pour l'instant. Elle laisse néanmoins entendre qu'un téléphérique pourrait malheureusement «déguiser la gorge» et croit que la Cité des rivières «se cherche un peu» présentement.
Mme Délisle reconnaît par ailleurs la nécessité de développer un lien fort entre le centre-ville et le lac des Nations, soit le but visé par le projet de téléphérique.
Directeur général de la Corporation de développement du centre-ville, Gilles Marcoux indique de son côté que le concept est «intéressant» à première vue. Il ajoute que l'étude de faisabilité répondra à bien des questions.
Selon lui, la Cité des rivières doit trouver «quelque chose de permanents» pour unir les deux pôles touristiques que sont le centre-ville et le lac des Nations. Jusqu'à tout dernièrement, les dirigeants de la Cité des rivières prévoyaient installer un quai flottant afin de prolonger le sentier de la gorge jusqu'au centre-ville. Ce quai aurait cependant dû être enlevé en hiver. «Les visiteurs ne font pas du tourisme seulement l'été»., rappelle Gilles Marcoux.
Membre du conseil d'administration de la Cité des rivières, Nicole Bergeron affirme qu'il faut attendre l'étude de faisabilité avant de porter un jugement sur le projet. Cette étude déterminera les coûts du projet ainsi que son potentiel touristique. «Il faut aller voir si ça correspond à un besoin. On ne doit pas présumer de la réponse des gens», souligne Mme Bergeron.
Jean-François Bernard Diane Nicole Gilles
Rouleau Sévigny Delisle Bergeron Marcoux

Conseiller Conseiller Conseillière Conseillière Directeur général
Municipal Municipal Municipale Municipale Corporation de développement
Bernard Sévigny
«Les besoins sont assez grands ailleurs», rapelle celui qui s'oppose depuis plusieurs années à ce que la Ville de Sherbrooke investisse davantage d'argent dans la Cité des rivières. «Dans le budget 2007, on va être obligé de couper dans des trucs liés à la sécurité des citoyens et dans la réflection des routes parce qu'on n'a pas d'argent, mais on va mettre 6 millions $ dans un téléphérique», s'ingurge-t-il.
Gorge de la rivière Magoge Un dôme
Alain Larouche
L'an dernier, la Ville de Sherbrooke a réservé 2,2 millions $ afin que la Cité des rivières puisse toucher une subvention fédérale et provinciale de 4,4 millions $ pour l'aménagement de la gorge.
Le conseiller Bernard Sévigny croit que l'administration Perrault devrait plutôt garder cet argent afin de le dépenser dans différents projets structurants émanant du prochain Sommet de Sherbrooke. Le diagnostic sur les défis auxquels Sherbrooke devra fair face est fort inquiétant et des sommes importantes seront nécessaires pour redresser la situation, insiste le conseiller municipal.
Un téléphérique nécessiterait par ailleurs du personnel en permanence, ce qui impliquerait des dépenses récurrentes, ajoute-t-il.
NOTE:
Il ne peut avoir de comparaison entre la rivière qui circule dans le centre ville de Spokane téléchargé ici et le ruisseau que constitue la rivière Magog qui circule dans le centre ville de Sherbrooke
Rivière Magog au centre-ville de Sherbrooke
La Tribune
Sherbrooke, le 9 novembre 2006
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca
Jean-François Rouleau joint sa voix à celle de Bernanrd Sévigny
contre le projet de téléphérique
SHERBROOKE - Rarement critique à l'endroit de la Cité des rivières, le conseiller municipal Jean-François Rouleau joint sa voix à son collègue dissident Bernard Sévigny. M. Rouleau dénonce à son tour le projet de téléphérique surplombant la gorge de la rivière Magog jusqu'au centre-ville.
«Ça m'inquiète énormément et je n'y crois pas, a lancé cet élu de l'ancienne Ville de Sherbrooke en entrevue à La Tribune. Je doute que ce soit rentable et, même si ça l'était, on a d'autres priorités comme l'environnement et les services de base à la population.»
Rappelons que la Cité des rivières recevra une subvention gouvernementale de 4,4 M $ pour l'aménagement de la gorge, à condition que la Ville de Sherbrooke invessisse à son tour 2,2 M $. Cette somme est déjà réservée dans le budget 2006.
«S'il faut perdre les 4,4 M $, on les perdra, soutient l'élu du district de l'Université. Il faut y aller selon nos moyens.»
Diane Delisle
Opposée à la Cité des rivières depuis des années, la conseillière Diane Délisle mentionne pour sa part que le projet lui apparaît «un peu farfelu de prime d'abord». Dans son esprit, plusieurs questions restent en suspens, si bien qu'elle ne veut pas trop se positionner pour l'instant. Elle laisse néanmoins entendre qu'un téléphérique pourrait malheureusement «déguiser la gorge» et croit que la Cité des rivières «se cherche un peu» présentement.
Mme Délisle reconnaît par ailleurs la nécessité de développer un lien fort entre le centre-ville et le lac des Nations, soit le but visé par le projet de téléphérique.
Directeur général de la Corporation de développement du centre-ville, Gilles Marcoux indique de son côté que le concept est «intéressant» à première vue. Il ajoute que l'étude de faisabilité répondra à bien des questions.
Selon lui, la Cité des rivières doit trouver «quelque chose de permanents» pour unir les deux pôles touristiques que sont le centre-ville et le lac des Nations. Jusqu'à tout dernièrement, les dirigeants de la Cité des rivières prévoyaient installer un quai flottant afin de prolonger le sentier de la gorge jusqu'au centre-ville. Ce quai aurait cependant dû être enlevé en hiver. «Les visiteurs ne font pas du tourisme seulement l'été»., rappelle Gilles Marcoux.
Membre du conseil d'administration de la Cité des rivières, Nicole Bergeron affirme qu'il faut attendre l'étude de faisabilité avant de porter un jugement sur le projet. Cette étude déterminera les coûts du projet ainsi que son potentiel touristique. «Il faut aller voir si ça correspond à un besoin. On ne doit pas présumer de la réponse des gens», souligne Mme Bergeron.
Jean-François Bernard Diane Nicole Gilles
Rouleau Sévigny Delisle Bergeron Marcoux
Conseiller Conseiller Conseillière Conseillière Directeur général
Municipal Municipal Municipale Municipale Corporation de développement
du centre-ville
Photos Archives - La Tribune Photo Archives Radio-Canada
Photos Archives - La Tribune Photo Archives Radio-Canada
La Tribune
Sherbrooke, le 9 novembre 2006
Par René-Charles Quirion
rené-charles.quirion@latribune.qc.ca
Téléphérique !?!?
Sherbrooke, le 9 novembre 2006
Par René-Charles Quirion
rené-charles.quirion@latribune.qc.ca
Téléphérique !?!?
Un téléphérique dans la gorge de la rivière Magog.
Est-ce vraiment sérieux?
Loin de moi l'idée d'être fataliste, défaitiste, non idéaliste ou pessimiste, mais il semble évident que l'idée de mettre en place un téléphérique dans la gorge de la rivière Magog à Sherbrooke devrait avorter avant même qu'un seil dollar en étude n'ait été investi.
Jusqu'à maintenant, le projet Cité des rivières a réussi tout un tour de force, soit de ramener les citoyens de Sherbrooke au coeur de leur ville. Des passerelles magnifiques, un tour du lac asphalté en été et une belle portion glacée en hiver.
L'offre s'est accrue de belle façon avec l'Orford Espress et puis bientôt la place de la gare.
Mais maintenant, pourquoi faut-il se lancer dans un projet de téléphérique?
Pourquoi installer des poteaux, passer des câbles et faire circuler des gondoles dans un magnifique lieu naturel au coeur du centre-ville? On enfouit les câbles dans la rue Dépôt au coeur de notre patrimoine bâti, mais on en plante au milieu de notre patrimoine naturel?
Un non-sens!
Ne venez pas me dire que le téléphérique c'est pour attirer les touristes ou compléter la boucle vers le centre-ville.
Le simple fait de compléter les passerelles jusqu'au centre-ville pourrait tout à fait donner le même résultat.
Et ne me faites surtout pas croire que l'aménagement d'une passerelle aurait un impact visuel supérieur à celui d'un téléphérique. Il y en a déjà un bon bout de fait et personne ne s'en est plaint.
On nous dit que l'on veut d'abord faire une étude de faisabilité pour évaluer les coûts, les retombées touristiques... le potentiel d'une telle attraction.
Une étude d'environ 25 000 $ sera commandée. Trop cher à payé pour se faire confirmer, selon moi, une évidence.
Pour beaucoup moins que cela, chers dirigeants de la Cité des rivières, faites donc un simple appel du côté du Saguenay.
Là-bas, le député Harvey fait miroiter le projet d'un téléphérique à Cap-Trinité et plus récemment, un autre a soulevé l'idée de faire traverser cet engin perché entre ciel et mer au-dessus de la rivière Saguenay. Même si le panorama est unique au monde, il faut voir le fjord du Saguenay pour le comprendre, ces beaux projets n'ont pas encore vu le jour.
Donnez des millions de dollars à des dirigeants et tous les projets peuvent germer...
Même celui «de doter un chien d'une deuxième queue» pour paraphraser le conseiller municipal Bernard Sévigny.
Est-ce vraiment sérieux?
Loin de moi l'idée d'être fataliste, défaitiste, non idéaliste ou pessimiste, mais il semble évident que l'idée de mettre en place un téléphérique dans la gorge de la rivière Magog à Sherbrooke devrait avorter avant même qu'un seil dollar en étude n'ait été investi.
Jusqu'à maintenant, le projet Cité des rivières a réussi tout un tour de force, soit de ramener les citoyens de Sherbrooke au coeur de leur ville. Des passerelles magnifiques, un tour du lac asphalté en été et une belle portion glacée en hiver.
L'offre s'est accrue de belle façon avec l'Orford Espress et puis bientôt la place de la gare.
Mais maintenant, pourquoi faut-il se lancer dans un projet de téléphérique?
Pourquoi installer des poteaux, passer des câbles et faire circuler des gondoles dans un magnifique lieu naturel au coeur du centre-ville? On enfouit les câbles dans la rue Dépôt au coeur de notre patrimoine bâti, mais on en plante au milieu de notre patrimoine naturel?
Un non-sens!
Ne venez pas me dire que le téléphérique c'est pour attirer les touristes ou compléter la boucle vers le centre-ville.
Le simple fait de compléter les passerelles jusqu'au centre-ville pourrait tout à fait donner le même résultat.
Et ne me faites surtout pas croire que l'aménagement d'une passerelle aurait un impact visuel supérieur à celui d'un téléphérique. Il y en a déjà un bon bout de fait et personne ne s'en est plaint.
On nous dit que l'on veut d'abord faire une étude de faisabilité pour évaluer les coûts, les retombées touristiques... le potentiel d'une telle attraction.
Une étude d'environ 25 000 $ sera commandée. Trop cher à payé pour se faire confirmer, selon moi, une évidence.
Pour beaucoup moins que cela, chers dirigeants de la Cité des rivières, faites donc un simple appel du côté du Saguenay.
Là-bas, le député Harvey fait miroiter le projet d'un téléphérique à Cap-Trinité et plus récemment, un autre a soulevé l'idée de faire traverser cet engin perché entre ciel et mer au-dessus de la rivière Saguenay. Même si le panorama est unique au monde, il faut voir le fjord du Saguenay pour le comprendre, ces beaux projets n'ont pas encore vu le jour.
Donnez des millions de dollars à des dirigeants et tous les projets peuvent germer...
Même celui «de doter un chien d'une deuxième queue» pour paraphraser le conseiller municipal Bernard Sévigny.
Centre-ville de Sherbrooke
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