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Publié le 07 juin 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 7 juin 2007
Par David Bombardier

La Coalition Sherbrooke milieu de vie attend toujours les actions concrètes

SHERBROOKE — Un mois après avoir remporté le référendum sur le plan d'urbanisme, la Coalition Sherbrooke milieu de vie n'est pas en train de mourir à petit feu. Elle est toujours active et compte proposer des solutions pour protéger les commerces de quartier et restriendre l'utilisation de l'automobile à Sherbrooke.
En conférence de presse, hier matin, les porte-paroles de la Coalition, Thierry Nootens, Jean-Michel Beaucher et Allain Rajotte, ont insisté sur le fait que l'ouverture au dialogue manisfestée par les élus du comité du Oui au lendemain du référendum doit maintenant se traduire par des actions concrètes. Les élus doivent être à l'écoute des préoccupations de leurs électeurs répètent-ils.

Il est hors de question que la Coalition devienne un parti politique municipal.

En ce sens, la Coalition vient de créer quatre comités qui se pencheront sur la préservation des zones écologiques, la dépendance au pétrole et la réduction des gaz à effet de serre, la desserte commerciale de proximité ainsi que l'exercice de la démocratie locale à Sherbrooke.
Ces comités déposeront leurs rapports au cours des prochaines semaines afin d'influencer l'avenir de Sherbrooke. Les citoyens qui désirent participer à l'un ou l'autre des comités sont invités à le faire en visitant le site Internet de la Coalition Sherbrooke milieu de vie www.milieudevie.com
«À nos yeux, cette victoire référendaire ne représente pas une fin en soi, mais bien une opportunité inespérée pour "repenser la ville", croit Thierry Nootens. Au-delà d'une gestion à la pièce du territoire et de notre environnement, au-delà des décisions marquées par une courte vue, ce sont des alternatives et des principes novateurs qu'il faut maintenant mettre de l'avant.»
Outre le moratoire sur les grandes surfaces qu'elle exige depuis plusieurs mois, la Coalition privilégie la création d'un comité permanent sur la gouvernance, une idée déjà évoquée par la Chambre de commerce de Sherbrooke dans le cadre du récent Sommet de Sherbrooke.
À l'image de ce qui se fait en Europe, ce comité serait constitué de représentants de toutes les sphères de la société sherbrookoise (gens d'affaires, institutions, organismes communautaires, syndicats, etc.). Les élus devraient obligatoirement consulter ce comité avant de prendre des décisions importantes. Le conseil municipal aurait néanmoins le dernier mot, avance la Coalition.

      
Jean-Michel Beaucher (1) et Thierry Nootens (2)                        Alain Rajotte (3)

Les porte-paroles de la Coalition proposent aussi que la Ville offre des crédits de taxe pour favoriser l'ouverture de commerces de quartier. Il souhaitent également que les réunions du comité consultatif d'urbanisme ne se déroulent plus à huis clos.
En matière environnementale, Sherbrooke doit miser sur des mesures pour réduire l'utilisation de l'automibile, notamment en s'inspirant du nouveau plan de transport de Montréal. «Si on veut faire du développement durable, il n'y a pas 56 solutions: il faut lutter contre notre dépendance au pétrole», affirme Alain Rajotte, spécialiste en transports pour la Coalition. M. Rajotte juge alarmant le fait que 85 pour cent de la population active se déplace en automobile à Sherbrooke.
Éventuellement, la Coalition pourrait devenir un organisme sans but lucratif dont les prote-paroles seraient élus par les membres. Il est hors de question qu'elle devienne un parti politique municipale.

Pouliot critique le conseil
Présent à la conférence de presse, le conseiller Robert Pouliot dit ne pas avoir senti «de volonté de changement» au sein du conseil. L'ouverture envers la Coalition exprimée publiquement par les élus n'est pas perceptible lors des rencontres à huis clos, affirme M. Pouliot, l'un des trois conseillers à avoir fait partie du comité du Non lors de la campagne référendaire sur le plan d'urbanisme.


   Bernard Sévigny                  Diane Délisle               Robert Pouliot               Jean Perrault

L'ex maire d'ascot espère maintenant que le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, convoquera sous peu les élus à une rencontre de travail afin que ceux-ci puissent faire un postmortem ( Voir: http://pierre-bouchard.com/?p=42 ) de la défaite référendaire du 6 mai dernier. «On a besoin d'une bonne session d'échange et de travail pour que le conseil se rebranche sur les préoccupations de la population», soutient M. Pouliot.

(1) M. Jean-Michel Beaucher , il complète actuellement une thèse de doctorat en relation internationale à l'Université de Montréal. Depuis l'été 2006, il oeuvre au sein de la Coalition Sherbrooke milieu de vie , qui regroupe des citoyens et des organismes opposés au plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke.

(2) M. Thierry Nootens , est professeur associé au Département d'histoire et de sciences politiques de l'Université de Sherbrooke. Spécialiste d'histoire sociale, il est également détenteur d'un DEA troisième cycle en sciences de la ville de l'Université d'Angers en France. Il est l'auteur de nombreux ouvrages aussi bien scientifique que grand public. Depuis l'été 2006, il oeuvre au sein de la Coalition Sherbrooke milieu de vie , qui regroupe des citoyens et des organismes opposés au plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke.

(3) M. Alain Rajotte est détenteur d'un doctorat en gestionde l'environnement. Il est consultant spécialisé dans les transports, les approches de développement durable, la pollution industrielle et la gestion des déchets. Il a oeuvrés pour différentes organisations nationales et internationales, dont l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la Commission européenne, Greenpeace International, Transports Canada et Ressources naturelles Canada. Il est l'auteur de nombreux ouvrages aussi bien scientifique que grand publi, portant sur différents enjeux environnementaux. Depuis l'été 2006, il oeuvre au sein de la Coalition Sherbrooke milieu de vie , qui regroupe des citoyens et des organismes opposés au plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke.


Publié le 18 mai 2007
Par oxford
Le Journal de Sherbrooke
Sherbrooke, le 11 mai 2007

Par Ghislain Allard
redaction.sherbrooke@hebdosquebecor.com

Le plan d'urbanisme pourrait devenir un enjeu électoral - Serge Paquin

C'est du moins le souhait du conseiller Serge Paquin, qui a activement milité pour le comité du Oui lors de la dernière campagne référendaire « Le comité d'urbanisme doit se réunir la semaine prochaine. Pour moi, il est clair que nous devons tenter d'adopter le schéma d'aménagement dans ce présent mandat et le plan d'urbanisme pourrait ensuite devenir un enjeu électoral pour être ensuite approuvé lors du prochain mandat », soutient Serge Paquin.
« En attendant, poursuit-il, les autorités municipales devront procéder à la pièce quant aux nombreux projets en attente. Nous aurons donc à placer en priorité différents projets».
Le conseiller a été quelque peu surpris par les résultats. « Je les avais imaginés à l'inverse dans à peu près les mêmes proportions », lance le conseiller municipal.
Serge Paquin compare le référendum du 6 mai dernier à une élection partielle. « Plusieurs personnes ont saisi l'occasion de manifester leur insatisfaction par rapport à un dossier ou à un autre. Tout ça a été mélangé avec la question du plan d'urbanisme. Lors d'une élection partielle, les gens vont rarement du côté du pouvoir en place », explique le conseiller du centre-ville, en avouant qu'il y a tout de même eu un vote significatif.
« C'est un résultat qui est clair, il doit donc nous amener à refaire nos devoirs », de dire Serge Paquin.

Du côté du Non
Quelques jours après le tenue du référendum, Thierry Nootens savourait encore la victoire. « Nous avons travaillé très forts. Nous faisions face à la puissante machine libérale », lance le porte-parole du comité du Non. Selon lui, deux éléments majeurs expliquent le rejet du plan d'urbanisme proposé par les autorités municipales. « Dans un premier temps, il faut admettre qu'il y a vraiment une remise en question d'un modèle de développement axé sur les centres commerciaux au détriment de certaines urgences environnementales. Deuxièmement, sur un plan plus politique, nous avons assisté à deux campagnes bien différentes. Du côté du camp du Oui, on était un peu déconnecté de ce à quoi s'attendait la population comme façon de faire », explique Thierry Nootens.
D'ailleurs, le porte-parole du Non a été la cible de plusieurs attaques qui lui étaient personnellement adressées. « Ce genre d'attitude a joué contre eux. Lundi, au lendemain du référendum, lors de la séance du conseil de ville de Sherbrooke, les gens du Oui étaient devenues tellement fins avec nous. Ils nous ont félicités pour notre engagement. Ce ne sont pas des blagues. Le maire Perrault ainsi que les conseillers Brochu et Paquin étaient du nombre. C'est la preuve qu'ils vont respecter les citoyens seulement lorsqu'il y aura un rapport de force. Quelques jours auparavant, ces mêmes personnes pouvaient nous cracher à la figure comme bon leur semble », s'indigne Thierry Nootens.


Résultats du référendum Sherbrooke 2007 et coût approximatif par vote

Non au plan d'urbanisme 17 413 (57,6 %) @ 0,92¢ du vote
Oui au plan d'urbanisme 12 830 (42,4 %) @ 14,42 $ du vote
Taux de participation 28 %
Nombre de personnes habiles à voter 108 706

Nombre de bulletins de vote valides 30 243

Nombre de bulletins rejetés 151

Coût du référendum aux frais des contribuables de Sherbrooke 700 000 $
Déboursés du camp du Oui aux frais des contribuables de Sherbrooke 185 000 $
Déboursés du camp du Non assumé par des contributions volontaires 16 000 $


Publié le 11 mai 2007
Par oxford

La Tribune
Sherbrooke, le 8 mai 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca

                                                                    

                                                                                                         Photo - Archives La Tribune
                                                                    La conseillère Dany Lachance n'a pu retenir une larme.
                                                                    Autour d'elle, on reconnaît l'ex-candidat à la mairie
                                                                    Hubert Richard, l'organisateur du camp du Oui Camille
                                                                    Picard et le conseiller Serge Forest. Hier soit lors de
                                                                    l'assemblée du conseil municipal, les élus du Oui ont
                                                                    essuyé les critiques de citoyens sans broncher.
                                                                                                    

                                Référendum: les élus du Oui encaissent une pluie de critiques


Les élus du comité du Oui ont encaissé une pluie de critiques sans broncher d'un poil, lundi soir, 24 heures après avoir perdu le référendum sur le plan d'urbanisme.
   Plusieurs citoyens ont profité de la période de questions de la séance du conseil municipal pour inciter les élus à mieux communiquer avec les Sherbrookois et à tirer des leçons de la campagne référendaire.
   Le Sherbrookois René Ross affirme avoir été "très étonné" par le "comportement vindicatif" du maire Jean Perrault lors de la précédente séance du conseil. Le maire avait alors dit des trois élus dissidents qu'ils ne méritaient pas de faire partie du conseil municipal. M. Perrault s'était excusé publiquement deux jours plus tard.
   "Ce comportement n'est plus de notre époque et ne devrait pas exister, a estimé hier M. Ross. Il se trouve finalement que les trois élus dissidents étaient les trois véritables représentants de la population."
    M. Ross, un citoyen qui intervient rarement au conseil, a ajouté que le rejet du plan d'urbanisme par la population démontre clairement que la Ville doit "revoir ses façons de communiquer" avec les citoyens.
   "On sait que vous avez travaillé fort et, si vous vous réalisez pour nous, on va être avec vous", a pour sa part soutenu Mirielle Letendre. Cette dernière dit avoir voté Non en raison du "manque de vision globale" de la Ville en matière d'emploi.

Attitude condescendante

Pour sa part, Jean-Raymond Houle a justifié la victoire du Non à Lennoxville par l'attitude condescendante du comité du Oui.
   La séance s'est par ailleurs déroulée sous le signe de la réconcilliation. Plusieurs élus ont dit vouloir maintenant regarder vers l'avenir tout en écoutant mieux la population et les préoccupation de la Coalition Sherbrooke milieu de vie.
   Conseillère dissidente, Diane Délisle a souhaité qu'une "ère nouvelle axée sur l'ouverture" s'installe à l'hôtel de ville, ceci afin que "tous puissent s'exprimer sans crainte de représailles".
   Le maire de Sherbrooke a salué le travail des membres des comités du Oui et du Non, en citant les noms des deux porte-parole de la Coalition. Il a toutefois débaptisé l'un d'eux, Jean-Michel Beaucher, en le nommant "M. beaupré" à trois reprises.
   De son côté, Jean-Michel Beaucher a dit espérer que "le temps des menaces et de la rancoeur soient choses du passé". Il souhaite que les élus travaillent maintenant main dans la main avec la Coalition.
   Celle-ci réclame un moratoire sur les grandes surfaces commerciales ainsi qu'une politique d'encouragement des commerces de quartier et de l'achat local qui pourrait s'inspirer du Marché de solidarité régional des Amis de la Terre. La Coaliti9on demande également "une véritable protection des zones d'intérêts écologique en retirant définitivement les prolongements des boulevards Lionel-Groulx et de Monseigneur-Fortier".

(Légende de la photo - Imacom, Jocelyn Riendeau)

Dimanche soir, le camp du Oui a essuyé une solide rebuffade. La conseillère Dany Lachance n'a pu retenir une larme. Autour d'elle, on reconnaît l'ex-candidat à la mairie Hubert Richard, l'organisateur du camp du Oui Camille Picard et le conseiller Serge Forest. Lundi soir lors de l'assemblée du conseil municipal, les élus du Oui ont essuyé les critiques de citoyens sans broncher.

Publié le 07 mai 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 7 mai 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca

                                        Référendum: le Non l'emporte avec 57,6 %

Les Sherbrookois ont refusé d'avancer dans la direction proposée par le conseil municipal, dimanche soir, en rejetant le nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke.
   Grâce à une campagne référendaire de terrain axée sur le développement durable et les commerces de quartier, David a gagné sa rude bataille contre Goliath.
   De côté du Non, on jubilait littéralement devant ces résultats. "Il y avait une coupure entre l'élite et les citoyens, analyse le président du comité du Non, Thierry Nootens. Il s'agit aujourd'huii d'un rappel à l'ordre: les élus doivent travailler dans l'intérêt de tous les citoyens. Tout n'est pas à rejeter dans le plan d'urbanisme, mais nous serons maintenant en position avec la Ville afin qu'elle tienne compte de certaines carences de son plan d'urbanisme."
   Plusieurs élus estiment que les citoyens ont profité de ce référendum pour s'exprimer non pas sur le plan d'urbanisme, mais plutôt sur le plan de transport de la STS, les défusions municipales, les hausses de taxes, etc. "Il y avait 2600 raisons de voter Non, mais une seule de voter Oui", a-t-on entendu à plusieurs reprises hier soir.
   Toutefois, le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, n'y perçoit qu'un seul message: "Il s'agissait d'un référendum sur le plan d'urbanisme et celui-ci n'a pas été accepté par la population", a-t-il répété à plusieurs reprises alors qu'il était interrogé par les médias. "L'élection va avoir lieu en 2009", a-t-il ajouté.
   Visiblement déçu, le président du comité du Oui, Louida Brochu, a pour sa part accueilli ces résultats avec "un très grand respect".
   "On va refaire nos devoirs", a-t-il promis, en indiquant que les changements de zonage devront être accordés à la pièce au cours des prochains mois afin que les projets actuellement sur la glace puissent se concrétiser. Jusqu'à nouvel ordre, les règlements de zonage des anciennes villes s'appliqueront. Un échéancier de travail sera soumis aux élus à l'automne en vue d'adopter un nouveau plan d'urbanisme.

Majorité quasi partout

Sur le coup de 21 h 30, plus d'une trentaine de militants de la Coalition Sherbrooke milieu de vie ont investi le côté droit de la salle du conseil municipal de l'hôtel de ville. Les résultats s'affichaient au compte-gouttes sur l'écran géant installé pour l'occasion. Chaque fois, le Non était majoritaire et l'écart se creusait, lentement mais sûrement, entre les deux camps.
   Les élus du comité du Oui sont arrivés à l'hôtel de ville une quinzaine de minutes plus tard, sachant déjà qu'ils avaient perdu ce référendum. Ils sont tous restés debout, du côté gauche de la salle du conseil. Le visage long, certains élus se croisaient les doigts pour que le Oui l'emporte au moins dans leur district.
   Finalement, le Non a été majoritaire dans la quasi-totalité des districts, à l'exception des districts des Quatres-Saisons, de Montcalm et du Carrefour. Les citoyens des anciennes villes de Brompton, Deauville et Saint-Élie ont massivement voté Non. Même à Lennoxville, deux électeurs sur trois ont dit Non au plan d'urbanisme, et ce malgré le fait que le comité du Non s'opposait au prolongement de l'autoroute 410. Au vote par anticipation, le Non l'a emporté de justesse sur le Oui.
   Chaque fois que de nouveaux résultats étaient dévoilés, les applaudissement nourris des militants du Non résonnaient dans la salle du conseil, sous le regard résigné des élus. Hier soir, l'espace de quelques heures, les citoyens ont clarement pris le contrôle de l'hôtel de ville.

                                                                               Ville de Sherbrooke (Québec)
                                                  
                                                                                 Photo Ariches - La Tribune
Publié le 05 mai 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 4 mai 2007
Par Marie-Cristine Bouchard
marie-christine.bouchard@latribune.q.ca.

"En disant non au plan d'urbanisme, on profite de l'occasion pour dire oui à une ville à l'écoute de sa population, à une ville de partenaires et non d'adversaires, d'ouverture et non de conflits", a lancé la conseillère municipale Diane Délisle, membre du comité du Non, appuyée par ses collègues Bernard Sévigny et Robert Pouliot.

                                                         
                                                                         
Photo Archives - La Tribune

À quelques jours du référendum, les trois conseillers municipaux ont décidé de sortir à nouveau sur la place publique pour décrier les méthodes du comité du Oui, qui sont "passées du mépris à la menace au cours des derniers jours", comme l'a précisé Bernard Sévigny.
   En autres choses, les conseillers se sont insurgés contre la conférence de presse convoquée mercredi par l'une des deux firmes de relations publiques engagées par le comité du nOui, et dans laquelle des prometteurs affirment qu'un important projet commercial et résidenriel de 25 M $ dans le secteur Rock Forest pourrait être compromis si le plan d'urbanisme était rejeté lors du référendum de dimanche prochain.
   "Leur attitude devient carrément indécente" s'est exclamé le conseiller Sévigny. Et puis, devant l'incertitude, le manque d'information et les doutes qui pourraient subsister dans leur esprit, les trois conseillers du camp du Non ont fortement invité les citoyens à la plus grande prudence et à dire, dimanche, "Non, c'est refusé!"

La Terre tourne et tournera

La terre ne cessera pas de tourner si l'on rejette le plan d'urbanisme, a aussi affirmé Bernard Sévigny, contrairement aux allégations du camp adverse: "On est dans dans le néant depuis cinq ans et demi, ça va simplement continuer un peu plus longtemps!" L'heure, donc, est au choix pour les citoyens, un choix trop peu souvent exercé.
   Em 2001, lorsqu'on a fusionné la Ville, on nous a dit que nos acquis seraient préservés, que ça coûterait moins cher, etc. Cinq ans plus tard, on se trouve devant un échec. Quand on reçoit notre compte de taxes, on n'a pas d'autres choix que de le payer, sous peine d'avoir des frais de retard. On se retrouve aussi devant une nouveau service de transport en commun qui ne correspond pas aux besoins des usagers et on ne veut pas les entendre. Par contre on se trouve depuis six mois dans un processus référendaire sur le plan d'urbanisme et là, on a enfin la chance de se faire entendre", a de son côté spécifié le conseiller Robert Pouliot.
   Le plan d'urbanisme est-il si mauvais pour que l'on le rejette dans son ensemble? Non, a affirmé Robert Pouliot, ce sont certains de ses aspects qui méritent d'être rejetés, par exemple ceux qui ne protègent pas le parc du bois Beckett et celui du mont Bellevue.
   Et surtout, la Ville n'a pas fait ses devoirs. Entre autres, elle n'a pas consulté ses citoyens dans chacun des 20 quartiers de la Ville. "Dans ce cas-là, comment peut-on prétendre vouloir améliorer la vie de quartier si l'on ne pose pas de questions aux citoyens qui habitent ces quartiers? s'est-il demandé

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