iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 04 mai 2007
Par oxford
Tribune libre / Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 4 mai 2007
Par Christian Bibeau

Deux visions du développement sont mises en contradiction dans l'actuel débat. D'une part, l'économie et l'augmentation des revenus municipaux grâce à l'implantation des surfaces commerciales à grande échelle et d'autre part, l'environnement et le développement durable axés sur la santé des commerçants locaux, sur la protection de notre patrimoine environnemental et sur la relation entre le présent et l'avenir.
   (...)Nul ne s'oppose au progrès, à l'innovation et à la richesse collective. C'est précisément la position de la Coalition Sherbrooke milieu de vie: le progrès par l'appartenance de la population, jeune et moins jeune, à sa municipalité par des projets locaux; l'innovation pour le développement d'une collectivité soucieuse de son environnement en collaboration avec les institutions scolaires et professionnelles déjà bien implantées; la richesse collective par notre capacité de retenir les étudiants-es à la fin de leurs études, à offrir des perspectives d'avenir encourageante pour les jeunes issus de notre communauté et l'utilisation de notre savoir-faire comme levier économique solide.
   Sommes-nous désireux de mettre l'épaule à la roue et d'oeuvrer à façonner une municipalité à notre image ou laisserons-nous l'appât du gain mener notre destinée collective?
   Un vote positif est un vote pour le Non car l'avenir de la ville de Sherbrooke se trouve entre les mains de ses citoyens.

Christian Bibeau
Sherbrooke
Publié le 04 mai 2007
Par oxford
Tribune libre / Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 4 mai 2007
Par Jean-François Fortier    
(...)L'établissement d'un plan directeur pour l'organisation d'une ville constitue plus qu'un livre des comptes pour la croissance du commerce. L'étalement urbain, la décomposition des quartiers, l'enlaidissement des paysages, la destruction de milieux naturels fondamentaux sont les défis à relever, non des tendances à exacerber.
   Face à ces défis, on ne peut non plus manqué d'être absolument confondu: ce sont les « experts » et autres « spécialistes » qui, ici, s'affrontant aux « simples citoyens », se montrent entièrement ignorants des débats et propositions qui jaillissent pourtant de leur propre discipline depuis plusieurs années.
   Les impératifs de « développement durable » ne sont pas les lubies de quelques illuminés ! Ce sont précisément les mots d'ordre d'un urbanisme renouvelé qui prend acte des monstres urbains que le « zonage fonctionnels » et autres éléphants de béton ont produit depuis une quarantaine d'années ! La critique du caractère inhabitable et suffocant des villes-américaines qui s'élancent jusqu'à avaler les campagnes environnantes n'est plus à faire.
   Comment des urbanismes peuvent-ils être si peu au fait de ce qui se dit dans et sur leur propre profession, sinon par aveuglement idéologie tendant à faire prévaloir des arguments d'habitabilité ? À mes yeux, le discrédit dont ils tentent de couvrir les militants du comité du Non se retourne contre eux.
   Pour l'ensemble de ces raisons, je joins ma voix au Comité Sherbrooke milieu de vie pour exiger un débat public concernant l'orientation que les citoyens de Sherbrooke veulent donner à leur ville, c'est-à-dire à leur avenir.

Jean-François Fortier
Professeur de sociologie
Cégep de Sherbrooke
Publié le 04 mai 2007
Par oxford
Tribune libre / Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 4 mai 2007
Par Roger Fortier

(...)Il faut souligner avec franchise qu'il y a de bonnes mesures dans ce plan d'urbanisme, mais il y a aussi des irritants qui vont se révéler lourds de conséquences pour l'avenir. Je songe surtout à l'étalement urbain favorisé par la venue des grandes surfaces chaînes commerciales dont la majorité se concentre en périphérie de notre ville. L'étalement urbain entraîne des coûts astronomiques pour une ville tant financier qu'humain.
   D'une part, les citoyens vont devoir assumer le coût des services reliés à cet étalement et, bien sûr, nous savons que l'apport de nouvelles taxes ne couvrira pas les investissements. Car, bien que la ville ait réduit les possibilités d'étalement, le plateau Saint-Joseph, à l'image du Carrefour de l'Estrie il y a 30 ans, constitue une balise, une direction vers laquelle les promoteurs se dirigeront dans les prochaines années. (...)
   D'autre part, et cela est encore plus grave à mon sens, ce sont les coûts reliés à l'environnement. L'Étalement urbain est un facteur de pollution indéniable. Plus nous utilisons notre voiture, plus nous polluons l'astmosphère. (...)Chacun d'entre nous doit faire un effort pour Kyoto et j'estime que le plan proposé par la Ville ne va pas assez loin en ce sens. (...)
   La ville de Sherbrooke n'est pas une entreprise destinée à satisfaire une minorité de gens fortunés, c'est surtout l'affaire de tous les citoyens. Les citoyens n'ayant visiblement pas été consultés et par conséquent, fidèle aux principes démocratique qui nous guident, un gouvernement pour le peuple et par le peuple, j'appelle donc au rejet du plan d'urbanisme.

Roger Fortier
Sherbrooke
Publié le 04 mai 2007
Par oxford

La Nouvelle
Sherbrooke, le 2 mai 2007

                                                               Pourquoi voter non ?


Ce plan d'urbanisme tel que proposé est très néfaste pour le milieu de vie des Sherbrookois tant du point de vue environnemental que commercial. Le plan propose de multiples prolongements de boulevards en périphérie de la ville, ce qui contribue à sculpter la ville en fonction de l'automobile. On s'éloigne des objectifs de Kyoto.

    Thierry Nootens - Porte parole du comité du Non

J'ai un problème avec la stratégie de développement commercial qui prévoit, entre autre, l'agrandissement du Plateau Saint-Joseph. Une étude a été faite par une firme de consultants afin de connaître nos besoins futurs en terme d'offre commerciale qui confirme que ce que le plan prévoit excède les besoins. A-t-on besoin de rajouter 120 000 pieds carrés de plus au Plateau Saint-Joseph?

    Bernard Sévigny - Conseiller municipal dans le secteur Rock Forest

Si tous les scientifiques du monde s'entendent pour dire que les grands dangers pour la terre sont les changements climatiques, la ville, qui fait aussi partie de la planète, devrait utiliser le plan d'urbanisme comme un outil pour réduire les gaz à effet de serre (GES). Avec le plan qui est proposé, on n'aide pas à diminuer les GES, au contraire, parce que l'on augmente l'utilisation de l'automobile.

    André Nault - Directeur des Amis de la Terre


DES QUESTIONS, DES RÉPONSES

Quand voter? - Le vote sur le plan d'urbanisme aura lieu le dimanche 6 mai entre 10 h et 22 h dans l'un des 26 bureaux de votation. Toutes les personnes habiles à voter, ont reçu par la Poste une carte attestant leur bureau de votation et leur éligibilité à voter.

Qu'est-ce qu'un plan d'urbanisme? - Un plan d'urbanisme est un document qui présente une vision d'ensemble de l'aménagement du territoire. Il établit de façon générale la manière dont celui-ci sera planifié, organisé et gété pendant plusieurs années.

À quand le dernier plan d'urbanisme? - Le dernier plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke remonte à près de 15 ans (1991). Et le dernier schéma d'aménagement de l'ancienne MRC de la Région-sherbrookoise à près de 20 ans.



Publié le 04 mai 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 3 mai 2007
Par Gilles Fisette
gilles.fisette@latribune.qc.ca

    Un frein au développement des « Power Center » et à l'étalement urbain

SHERBROOKE — La CSN-Estrie joint sa voix au camp du Non qui s'oppose au nouveau plan d'urbanisme concocté par la Ville de Sherbrooke.
   Ainsi en ont décidé les délégués d'une centaine de syndicats CSN de la région réunis à Sherbrooke dans le cadre du 23e Congrès triennal du Conseil central des syndicats nationaux de l'estrie.
   Hier, parmi les nombreuses propositions sur lesquelles ils devaient se pencher, ces syndicalistes ont en effet eu à se prononcer sur une proposition de rejet du plan d'urbanisme et une recommandation de voter non lors du référendum de dimanche.
   L'opposition de la CSN repose sur les objections déjà soulevées par le camp du Non, à savoir, principalement, un frein au développement des « Power Center » et à l'étalement urbain. Le principal irritant, a souligné le président, Jean Lacharité, vient du fait que le plan d'urbanisme vient modifier le zonage de terrains présentement classés industriels en terrains commerciaux. Et ce, signale-t-il, alors que la ville a un besoin urgent de terrains industriels.
   Par ailleurs, c'est dans la journée d'hier que les membres de l'exécutif du conseil central ont été confirmés dans leurs fonctions puisque personne n'a affiché une volonté de se présenter contre un membre de la direction. Ainsi, le président, Jean Lacharité, s'est-il vu confier un nouveau mandat d'une durée de trois ans.
   C'est sous le thème « Revendiquons des emplois de qualité » que se tient ce 23e Congrès triennal.
   Ce congrès, a-t-on rappelé, se tient alors que la conjoncture économique est difficile, voire désatreuse. Le secteur manufacturier est en mutation et accuse d'importantes pertes d'emplois. La CSN veut contribuer à la recherche de solutions, en insistant notamment sur la nécessité d'une politique d'adaptation et de reconversion industrielle ainsi que sur l'importance de la formation continue, la reconnaissance des acquis et des compétences. La lutte au décrochage scolaire est également une priorité à laquelle elle veut contribuer.
   Le Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie regroupe quelque 11 500 membres répartis dans des syndicats des secteurs privé et public.

Contactez-moi
Mail :
Mon bloc perso.
C'EST L'OPINION QUI PERD LES BATAILLES, C'EST L'OPINION QUI LES GAGNE.
"Joseph de Maistre"

Ce blog est classé72ème
su r plus de 55 000 blogs
Trafic
Noter ce blog :
1 5
457 connectés
29458 visiteurs
Ce blog est classé 72ème
Score de ce blog : 3,22
Ma photo
Think-Tank de Sherbrooke