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Publié le 21 avril 2007
Par oxford
Opinions/
La Tribune
Sherbrooke, le 20 avril 2007
Par Jean-Pierre Landry

Quelle désagréable sensation que de se faire sermonner comme dans les années 60, quand l'Église et l'État étaient de mèche pour nous faire suivre le droit chemin!
   Au téléjournal local, le ton était plus choquant que dans le journal; notre maire Jean Perrault et son bras droit Louida Brochu nous ont fait sentir coupables de ne pas avoir avalé la première mouture de leur plan d'urbanisme à un million de dollars et nous facturent l'autre million du référendum. Reste-t-il apparence de démocratie?
   Il aurait été facile de prendre nos inquiétudes, nos questions, nos critiques et de vraiment réviser les orientations, mais non, les experts avaient tranché. Nous sommes qui, nous, pour nous mêler de ces choses sérieuses? Je ne suis qu'un biologiste (écolo il est vrai...) retraité, père et grand-père, citoyen, payeur de taxes, consommateurs et électeur. Un de mes fils et sa conjointe sont urbanistes.
   Et quelle coïncidence, aujourd'hui, des gens très instruits et sérieux nous proposent un Manifeste pour un Québec durable. Nous ne sommes pas «lucides», ni «solidaires», mais sommes-nous responsables? Une des cinq lignes d'action des «durables» est de «repenser notre développement urbain» et une autre, de «donner le pouvoir aux citoyens». Pour exercer notre devoir d'éco-citoyens, nous devons nous faire entendre, mais à armes et moyens très inégaux face aux instances et promoteurs qui puisent à même le budget issu de nos taxes.
   Nous devons malheureusement nous élever contre ce contre-développement énergivore et socialement invalidant. Consommer, c'est une chose, mais gaspiller et dilapider c'en est une autre.
   Arrêtez de me seriner que le «développement durable», c'est du développement, mais respectueux de l'environnement et en plus socialement acceptable.
   La demande de référendum a révélé qu'il y a de nombreux points qui achoppent, d'abord de vision globale d'un urbanisme moderne en vue des 30 prochaines années et non calqué sur les 30 dernières, dans un contexte écologique qui n"échappe qu'aux sceptiques obtus, et qui devrait reposer sur la «ressource humaine» créative qui habite vraiment une ville, et non seulement ceux et celles que l'affluence autorise à se procurer le nec plus ultra dans tous les «power center» accessibles par autoroute.
   Pourquoi est-il si difficile de renverser la tendance au cynisme envers les politiques et le laisser-faire généralisé face aux responsabilités citoyennes pour le bien commun? Je crois qu'on finit par se «tanner» de se faire rabrouer.
   Il faut une méchante tête de cochon pour tenir son bout, poser des gestes responsables, mais exigeants en énergie morale, quand ce n'est pas de l'énergie physique, comme pratiquer le vélo urbain, moyen de transport écolo, dans des conditions routières à peine potables pour des véhicules. (...)
   J'espère que nous aurons un minimum de débats civilisés sur ces graves questions, dans le respect de l'intelligence de tous.

Jean-Pierre Landry
Arrondissement Fleurimont

        Jean Perrault              Louida Brochu
   maire de Serbrooke    consieller municipale

               
              Photos  Archives - La Tribune
Publié le 21 avril 2007
Par oxford
Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 20 avril 2007
Par Patrick Merrien

Nous nous trouvons, en tant que citoyens de Sherbrooke, devant un choix important pour le devenir de notre ville: le Plan d'urbanisme est non seulement un document, mais aussi le reflet de la volonté des citoyens dans une vision à long terme du développement de notre cité et l'expression des valeurs des habitants de cette cité. Ces valeurs sont variées et s'expriment selon des procédés mis en place par la loi. Un conseil municipal a été élu, des comités sont formés, des experts sont engagés, des citoyens s'informent; certains appuient les choix proposés par les édiles et d'autres réclament une révision de ces choix.
   Jusque-là rien que de très normal. Mais là ou les choses se corsent, c'est dans l'attitude de nos dirigeants.
   Les citoyens qui demandent une révision du plan d'urbanisme sont décrits comme un petit groupe (2,8%) de citoyens irresponsables (230 millions $ d'investissements vont tomber à l'eau); ces personnes sont dépensières (un million $ pour le référendum) et ne pensent pas au bien commun (elles agissent pour des raisons qui leur appartiennent); ce sont des forces obscurantistes (ils veulent paralyser le développement de Sherbrooke) que l'on saura écraser (on n'hésitera pas à mettre toutes les ressources nécessaires pour que ce référendum soit gagnant).
   Bref, la lumière contre l'ombre, le Bien contre le Mal, le progrès foulant au pied le serpent du passéisme.
   Et s'il s'agissait d'autre chose? Et si des citoyens souhaitaient sincèrement faire part de leurs craintes et voulaient qu'elles soient prises en compte, sans être ridiculisés, ostracisés ou culpabilisés?
   En tant que citoyen de Sherbrooke, je me permettrai de recommander à nos dirigeants municipaux de mettre de côté leur réthorique belliqueuse. Ces temps-ci, on a trop souvent tendance à considérer les citoyens comme un troupeau docile; le pouvoir de nos élites n'est que prêté, et c'est leur devoir que de participer avec respect à la réflexion des citoyens.

Patrick Merrien
Sherbrooke

    Arrogance craquelée
Publié le 19 avril 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke le 18 avril 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca 

                                   L'idée d'un parti d'opposition relancée

L'idée de créer un parti d'opposition à l'hôtel de ville de Sherbrooke refait surface. L'intérêt du conseiller Bernard Sévigny pour une telle initiative a été ravivé à la suite des propos tenus par le maire Jean Perrault, lundi soir.
   Exaspéré par la dissidence de trois conseillers à propos d'une résolution au sujet du plateau Saint-Joseph, le maire a déclaré lors de la dernière assemblée du conseil municipal: «À la prochaine campagne électoral, ceux qui ne sont pas capables de supporter cette résolution-là ne mériteraont pas de rester ici».
   Visé par cette déclaration, Bernard Sévigny est toujours secoué deux jours plus tard. «Je n"accepte pas de me faire mépriser, insulter comme l'a il la fait, et il va s'en rendre compte dans les prochains mois et les prochaines années.»
   Il est temps, selon Bernard Sévigny, que la formation d'un parti d'opposition se concrétise à l'hôtel de ville. «J'ai de l'intérêt. Je ne peux pas dire que le rôle je vais jouer, mais il vient d'arriver un événement qui va précipiter les choses. Je serai de ceux qui vont participer à la mise sur pied d'un contrepoids politique à la ville de Sherbrooke.»
   Pour le président du comité exécutif, Bernard Tanguay, la présence de plusieurs partis politiques n'était qu'une question de temps depuis les fusions municipales. «J"ose espérer que ce parti-là va se comporter de façon positive, et non pas se déguiser avec l'habit d'opposition systématique», a commenté M. Tanguay.

             Bernard Sévigny                  Bernard Tangay                 Jean Perrault
        
                                 Photos -  Archives La Tribune
Publié le 19 avril 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 18 avril 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca 

                        Délisle "On verra qui méritera d'être encore là"

La conseillère Diane Délisle, membre du comité du Non, ne digère toujours pas les propos virulents tenus par Jean Perrault à l'endroit des trois élus dissidents. Mme Délisle a tenu à se vider le coeur, "C'est odieux de voir de quelle façon le maire Perrault, traite la démocratie", s'ingurge l'élue du district de Deauville.
   Lunidi, en séance du conseil municipal, Jean Perrault a reproché à Mme Délisle et à ses collègues Bernard Sévigny et Robert Pouliot de "changer d'idée comme ils changent de chemise".
   Ces trois élus avaient approuvé la création initiale du plateau Saint-Joseph. Lundi, ils ont refusé de rejeter dès maintenant tout agrandissement éventuel du plateau Saint-Joseph à l'extérieur du périmètre d'urbanisation.
   "Ceux qui ne sont pas capables de soutenir cette résolutiuon ne mériteront pas de rester ici (aux prochaines élections de 2009). La population s'occupera d'eux autres", a lâché le maire Perrault en pleine séance du conseil.
   Piquée au vif, Diane Délisle croit que ces propos "vont ressortir aux prochaines élections et on verra qui méritera d'être encore là". Délisle "On verra qui méritera d'être encore là".
 
    Diane Délisle                             Bernard Sévigny                 Robert Pouliot                    Jean Perrault

             
                              
Photos - Archives La Tribune
Publié le 19 avril 2007
Par oxford
Radio-Canada Estrie
Sherbrooke, le 18 avril 2007
http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2007/04/18/001-coalition_appui.shtml

                                            Un appui pour le camp du NON

Invité mardi soir dans le cadre d'un colloque organisé par la Coalition Sherbrooke milieu de vie, le directeur de l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, Gérard Beaudet, a désapprouvé le développement du plateau Saint-Joseph.
   M. Beaudet rejoint ainsi la position de la Coalition, qui s'oppose à l'arrivée de nouveaux commerces sur le plateau Saint-Joseph. Ce dossier fait partie du nouveau plan d'urbanisme, qui sera soumis à un référendum le 6 mai.
   Selon Gérard Beaudet, augmenter l'offre commerciale aura forcément des impacts sur des entreprises dans un contexte où les consommateurs sont surendettés. Il s'inquiète aussi de l'appétit des promoteurs et considère que les coûts environnementaux qu'entraînent les projets comme le plateau Saint-Joseph ne sont pas considérés, alléguant que ce type de développement urbain favorise l'utilisation de l'automobile.
   «C'est manifestement un cas classique d'une municipalité qui endosse des projets de promoteurs, et le promoteur va finir par avoir tout ce qu'il veut, même si à l'occasion la municipalité se montre exigeant sur certains petitts détails», croit-il.

  Gérard Beaudet, directeur de
     l'Institut d'urbanisme de
     l'Université de Montréal


Photo - Archives Radio-Canada

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