La Tribune
Sherbrooke, le 20 avril 2007
Par Jean-Pierre Landry
Quelle désagréable sensation que de se faire sermonner comme dans les années 60, quand l'Église et l'État étaient de mèche pour nous faire suivre le droit chemin!
Au téléjournal local, le ton était plus choquant que dans le journal; notre maire Jean Perrault et son bras droit Louida Brochu nous ont fait sentir coupables de ne pas avoir avalé la première mouture de leur plan d'urbanisme à un million de dollars et nous facturent l'autre million du référendum. Reste-t-il apparence de démocratie?
Il aurait été facile de prendre nos inquiétudes, nos questions, nos critiques et de vraiment réviser les orientations, mais non, les experts avaient tranché. Nous sommes qui, nous, pour nous mêler de ces choses sérieuses? Je ne suis qu'un biologiste (écolo il est vrai...) retraité, père et grand-père, citoyen, payeur de taxes, consommateurs et électeur. Un de mes fils et sa conjointe sont urbanistes.
Et quelle coïncidence, aujourd'hui, des gens très instruits et sérieux nous proposent un Manifeste pour un Québec durable. Nous ne sommes pas «lucides», ni «solidaires», mais sommes-nous responsables? Une des cinq lignes d'action des «durables» est de «repenser notre développement urbain» et une autre, de «donner le pouvoir aux citoyens». Pour exercer notre devoir d'éco-citoyens, nous devons nous faire entendre, mais à armes et moyens très inégaux face aux instances et promoteurs qui puisent à même le budget issu de nos taxes.
Nous devons malheureusement nous élever contre ce contre-développement énergivore et socialement invalidant. Consommer, c'est une chose, mais gaspiller et dilapider c'en est une autre.
Arrêtez de me seriner que le «développement durable», c'est du développement, mais respectueux de l'environnement et en plus socialement acceptable.
La demande de référendum a révélé qu'il y a de nombreux points qui achoppent, d'abord de vision globale d'un urbanisme moderne en vue des 30 prochaines années et non calqué sur les 30 dernières, dans un contexte écologique qui n"échappe qu'aux sceptiques obtus, et qui devrait reposer sur la «ressource humaine» créative qui habite vraiment une ville, et non seulement ceux et celles que l'affluence autorise à se procurer le nec plus ultra dans tous les «power center» accessibles par autoroute.
Pourquoi est-il si difficile de renverser la tendance au cynisme envers les politiques et le laisser-faire généralisé face aux responsabilités citoyennes pour le bien commun? Je crois qu'on finit par se «tanner» de se faire rabrouer.
Il faut une méchante tête de cochon pour tenir son bout, poser des gestes responsables, mais exigeants en énergie morale, quand ce n'est pas de l'énergie physique, comme pratiquer le vélo urbain, moyen de transport écolo, dans des conditions routières à peine potables pour des véhicules. (...)
J'espère que nous aurons un minimum de débats civilisés sur ces graves questions, dans le respect de l'intelligence de tous.
Jean-Pierre Landry
Arrondissement Fleurimont
Jean Perrault Louida Brochu
maire de Serbrooke consieller municipale

Photos Archives - La Tribune
Au téléjournal local, le ton était plus choquant que dans le journal; notre maire Jean Perrault et son bras droit Louida Brochu nous ont fait sentir coupables de ne pas avoir avalé la première mouture de leur plan d'urbanisme à un million de dollars et nous facturent l'autre million du référendum. Reste-t-il apparence de démocratie?
Il aurait été facile de prendre nos inquiétudes, nos questions, nos critiques et de vraiment réviser les orientations, mais non, les experts avaient tranché. Nous sommes qui, nous, pour nous mêler de ces choses sérieuses? Je ne suis qu'un biologiste (écolo il est vrai...) retraité, père et grand-père, citoyen, payeur de taxes, consommateurs et électeur. Un de mes fils et sa conjointe sont urbanistes.
Et quelle coïncidence, aujourd'hui, des gens très instruits et sérieux nous proposent un Manifeste pour un Québec durable. Nous ne sommes pas «lucides», ni «solidaires», mais sommes-nous responsables? Une des cinq lignes d'action des «durables» est de «repenser notre développement urbain» et une autre, de «donner le pouvoir aux citoyens». Pour exercer notre devoir d'éco-citoyens, nous devons nous faire entendre, mais à armes et moyens très inégaux face aux instances et promoteurs qui puisent à même le budget issu de nos taxes.
Nous devons malheureusement nous élever contre ce contre-développement énergivore et socialement invalidant. Consommer, c'est une chose, mais gaspiller et dilapider c'en est une autre.
Arrêtez de me seriner que le «développement durable», c'est du développement, mais respectueux de l'environnement et en plus socialement acceptable.
La demande de référendum a révélé qu'il y a de nombreux points qui achoppent, d'abord de vision globale d'un urbanisme moderne en vue des 30 prochaines années et non calqué sur les 30 dernières, dans un contexte écologique qui n"échappe qu'aux sceptiques obtus, et qui devrait reposer sur la «ressource humaine» créative qui habite vraiment une ville, et non seulement ceux et celles que l'affluence autorise à se procurer le nec plus ultra dans tous les «power center» accessibles par autoroute.
Pourquoi est-il si difficile de renverser la tendance au cynisme envers les politiques et le laisser-faire généralisé face aux responsabilités citoyennes pour le bien commun? Je crois qu'on finit par se «tanner» de se faire rabrouer.
Il faut une méchante tête de cochon pour tenir son bout, poser des gestes responsables, mais exigeants en énergie morale, quand ce n'est pas de l'énergie physique, comme pratiquer le vélo urbain, moyen de transport écolo, dans des conditions routières à peine potables pour des véhicules. (...)
J'espère que nous aurons un minimum de débats civilisés sur ces graves questions, dans le respect de l'intelligence de tous.
Jean-Pierre Landry
Arrondissement Fleurimont
Jean Perrault Louida Brochu
maire de Serbrooke consieller municipale

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