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Publié le 19 avril 2007
Par oxford
Tribune libre
La Tribune
Sherbrooke, le 18 avril 2007
Par Maurice Royer

Sur cyberpresse, j'ai lu les complaintes du camp du Oui. Je ne peux pas croire qu'en 2007, il existe des spécialistes en communications qui peuvent sérieusement croire qu'avec des mises en scène farfelus comme «Le mensonge du jour», ils réussiront à mobiliser pour leur cause des gens en recherche d'informations. Il est encore plus difficile de croire que des politiciens se prêtent à ces acrobaties.
   Si le camp du Oui veut que nous, les citoyens à la recherche d'informations justes et pertinentes, puissions adhérer au plan d'urbanisme, il devrait se contenter d'offrir une information adéquate plutôt que de nous endormir avec son spectacle de chiens savants.

Maurice Royer
Sherbrooke
Publié le 19 avril 2007
Par oxford

Tribune libre
La Tribune
Sherbrooke, le 18 avril 2007
Par Michel Brochu


Le conseil municipal de Sherbrooke, mené par le maire Jean Perrault, s'acharne à mettre son plan d'urbanisme en place. Il possède une enveloppe budgétaire de plusieurs milliers de dollars et de surcroît, c'est notre argent.
   Rapplelez-vous, M. Perrault, votre entêtement hors du commun: vous vouliez vendre à rabais notre Hydro-Sherbrooke pour la Cité des rivières et vous avez perdu. Maintenant, devant le rejet sans équivoque de votre plan d'urbanisme une première fois, vous déployez toutes sortes de stratégies pour le faire adopter mais à quel prix? Ne serait-il pas plus rentable d'investir dans nos infrastructures, par exemple dans nos rues?
   Il est évident que le Non l'emportera pour une seule et unique raison, encore et encore notre argent mal utilisé par des gens irrespectueux.
   Par souci de transparence, abandonnez ce projet farfelu et pour une fois, écoutez les gens.

Michel Brochu
Sherbrooke
Publié le 16 avril 2007
Par oxford
Tribune libre
La Tribune
Sherbrooke, le 14 mars 2007
Par Chrystelle Pasquet

Je lis rarement les nouvelles, car c'est plutôt déprimant... Je préfère me concentrer sur le rire de ma petite tribu du quotidien: les huit enfants qui fréquentent mon service de garde en milieu familial.
   Établis à Sherbrooke depuis bientôt trois ans, mon conjoint et moi avons choisi de quitter Montréal pour offrir à nos enfants une vie plus calme.
   La vie étant une perpétuelle surprise, nous avons eu ici une prtite fille qui ne figurait pas à notre programme. Elle a été accueillie avec joie mais aussi avec angoisse, car elle est atteinte d'une maladie générique rare et a un quotidien un peu différent de celui des autres enfants: elle doit être nourrie par gavage.
   Trouver une garderie pour notre fille afin que je puisse retourner sur le marché du travail n'a pas été possible... Forte de mes cinq ans d'expérience de garde en milieu familial, j'ai donc ouvert ma garderie à la maison. Depuis peu, mon conjoint travaille avec moi et chaque jour nous avons le plaisir de recevoir nos huit «amis» dans le confort de notre... appartement.
   Quelle ne fut pas ma surprise hier de lire la colonne de Luc Larochelle parlant du plan d'urbanisme et des idées de la Ville concernant les garderies en logement...
   Je n'ose pas imaginer l'impact: devoir fermer notre garderie... Ne pas pouvoir retourner travailler à cause de la maladie de ma fille... En plus de mettre dans l'embarras 15 parents qui sont contents d'avoir une place pour leurs enfants... Mais pire que ça: déstabiliser huit enfants qui sont bien intégrés à leur milieu de garde et leur imposer une nouvelle intégration aillleurs et la perte de leurs amis du quotidien...
   Quelle perspectives!

Plus le temps passe...
   Nos élus auraient intérêt à garder au-dela des signes de piastres et se pencher un peu plus sur la population. Il est certain que quelques enfants ne sont pas aussi importants que Cité des rivières ou un éventuel téléphérique... Ils n'apportent pas grand-chose à la ville, n'augmentent pas sa population, mais participent quand même à son économie.
   Je suis bien heureuse de voir que cette aberration ne sera pas adoptée...
   Qui plus est je me questionne: pourquoi plus le temps passe plus j'ai le sentiment que notre société ne véhicule que des valeurs de propriété et de consommation. Nous n'avons pas les moyens d'accéder à la propriété, sommes-nous pour autant des citoyens «hors castes»?

Chrystelle Pasquet
Sherbrooke
                                                         Garderie en milieu familial
                          
                                                             Archives - Google
Publié le 13 avril 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 13 avril 2007
Par Luc Larochelle
luc.larochelle@latribune.qc.ca

                            Les fonctionnaires chargé de revoir le plan d'urbanisme  
                                n'en connaissent pas les moindres détails,
                                          mais ceux qui l'appliquent, oui !

Les fonctionnaires municipaux ont consacré deux heures mercredi à l'éducation des journalistes sur les enjeux de la planification soumise à l'approbation des Sherbrookois. Survol complet.
   Mais pas un mot sur les garderies en milieu familial. Ni sur les nouveaux règlements qui les régiront. Remarquez, les fonctionnaires pouvaient difficillement nous en parler, ils ne s'en étaient jamais parlé entre eux avant que le feu se mettre à couver.
   Un cas pour vous situer. Irène Lagarde gère depuis 1989 dans sa maison sur la rue Chalifoux un service de garde en milieu familial associé au Centre de la petite enfance (CPE) de Fleurimont. Elle a vendu sa maison et déménagera dans un logement de la rue Louis-Bureau, toujours dans l'arrondissement de Fleurimont.
   La dame a obtenu l'aval du propriétaire de l'immeuble pour continuer à garder des enfants, jusqu'à un maximum de neuf. C'est écrit dans le bail.
   La Ville s'apprêtait par contre à lui couper l'herbe sous le pied en restreignant les services de gardes en milieun familial « aux seules résidences unifamiliales isolées ou jumelées ». Verdict sans appel, article 240 du règlement entériné en octobre par le conseil municipal, l'informait-on à la division d'urbanisme.
   Ce règlement contrevient à une loi provinciale. Alerté, le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine a ouvert une enquête. La Ville l'a admis hier avant que Québec ne se prononce.
   Mme Lagarde peut déménager en toute quiétude, son revenu de travailleuse autonome étant protégé par la loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance: « aucun règlement municipal ne peut empêcher l'instauration ou le maintien d'un service de garde en milieu familial pour le seul motif qu'il s'agit d'un service de garde ».
   D'autres s'inquiétaient pour les mêmes raison, dont Lise Clément de la rue Walsh. Depuis quelques jours, une partie du réseau de service de garde en milieu familial (autour de 2400 places à Sherbrooke) était en état d'alerte, car la Ville projetait également d'imposer des ratios de superficie. Un enfant par tant de mètre carré. Comme dans les CPE.
   Et puis, des clôtures. Partout. Sans égard aux risques. Un aspect que l'agence de coordination des CPE se charge d'étudier au cas par cas en milieu familial.
   « Ma garderie est dans la dernière maison d'un cul-de-sac; voir s'il est nécessaire de rendre les enfants prisonniers d'une clôture! », s'est élevée Annie Bolduc de la rue Parrot.
   « Un non sens », a répondu la porte-parole du Regroupement des centres de la petite enfance de Sherbrooke, Judith Laflamme.
   Surprise totale pour cet organisme, sa présidente siège au comité de la famille de la Ville. Le sujet n'y a jamais été abordé.
     Voici pourquoi: les fonctionnaires ne le savaient pas! Après avoir pris la pleine mesure de ses intentions, la Ville met ses propres règlements en enclos!
   « Nous ne pouvons aller contre la loi. Quant aux autres dispositions, dont celle de la clôture, elles ne seront pas appliquées », a assuré hier l'urbanisme Pierre Langlois, un des cosignataires du nouveau plan d'urbanisme.

Mais pourquoi alors ces ajouts à la réglemantation? 

   « C'est l'initiative de notre consultant. Nous n'avons pas épluché le document article par article et lu ses dispositions ligne par ligne. Nous avons pris connaissance de cet imbroglio au moment où il a été porté à notre attention », admet M. Langlois.
   Les fonctionnaires chargés de revoir le plan d'urbanisme n'en connaissent pas les moindres détails, mais ceux qui l'appliquent, oui!
   Et ceux qui l'ont voté? Bonne question pour la conférence de presse convoqué aujourd'hui par les élus municipaux regroupés sous le parapluie du Oui.
   Après le dossier des roulottes - la Ville s'apprêtait ni plus ni moins à signer l'arrêt de mort des maisons-mobiles, intention découverte par hasard par une citoyenne au moment de demander un permis - celui des services de garde soulève des doutes quant à la vigilance de l'administration municipale.
   Le référendum ne se gagnera pas avec de grands discours. Et il risque de se perdre avec les petits détails oubliés, qui minent la crédibilité de ceux prétendre savoir où ils s'en vont.

 
Publié le 12 avril 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 12 avril 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca 
                                          Le camp du non a le vent dans les voiles

SHERBROOKE — La Coalition Sherbrooke milieu de vie, opposée au plan d'urbanisme, a pris de l'ampleur au cours des dernières semaines. Elle a présenté ses nouveaux appuis, hier, au moment de lancer officiellement sa campagne pour le non en vue du référendum du 6 mai prochain.
   Désormais, une douzaine de groupes  ou associations appuient la Coalition, notamment deux regroupements de personnes âgées, trois associations étudiantes de l'Université de Sherbrooke et du Cégep de Sherbrooke ainsi que la TROVEPE, une organisation qui chapeaute 17 organismes d'éducation populaire autonome de la région de Sherbrooke.
   Au cours des prochaines semaines, la Coalition mobilisera les citoyens en se servant de son site Internet (www.milieudevie.com) et des différents réseaux des regroupements qui l'appuient.
   La Coalition distribuera également des dépliants à travers la ville et organisera des assemblées de cuisine. De plus, elle tiendra un mini-colloque mardi prochain dès 19 h à l'hôtellerie Jardins de ville. Des spécialistes de l'urbanisation viendront y proposer des solutions de rechange au plan d'urbanisme actuellement sur la table.

Nombreuses critiques
   Puisqu'il permet l'agrandissement commercial du plateau Saint-Joseph, ce plan d'urbanisme préconise le modelage de la ville pour l'automobile et néglige les commerces de quartier ainsi que l'achat local, résume Thierry Nootens, porte-parole de la Coalition. Le prolongement projeté du boulevard de Monseignuer-Fortier représente également une « menace très claire pour le bois Beckett », estime-t-il.
   Pour sa part, l'un des trois conseillers municipaux membres du comité du non, Robert Pouliot, croit que l'agrandissement du plateau Saint-Joseph créera une pression énorme sur ce secteur, au point où les promoteurs voudront un jour y construire des édifices à bureaux. Cette éventualité viderait graduellement les bureaux du centre-ville, craint l'ex-maire d'Ascot.
   Du côté de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retaitées, Lucien Paquette juge que l'agrandissement du plateau Saint-Joseph favorisera « la ghettoï des personnes âgées » dans ce secteur, comme c'est le cas présentement aux abords de Carrefour de l'Estrie.
   Jean-Guy St-Gelais, de la section estrienne de la Commission des aînées, abonde dans le même sens: « Les quartiers vont graduellement se vider de leurs personnes âgées, si bien que la vie économique et communautaire va décliner. »
   D'aprés André Nault, président des Amis de la terre, le plan d'urbanisme favorise les gaz à effet de serre et l'utilisation du pétrole.
   Candidat de Québec solidaire dans Sherbrooke aux dernièes élections provinciales, Christian Bibeau estime pour sa part qu'en votant non lors du référendum, les citoyens ont « une chance de dire aux élus qu'ils doivent être à l'écoute de la population ».
   Le porte-parole de la TROVEPE, Normand Gilbert, fait valoir que les commerces de proximité profitent aux Sherbrookois. Toutefois, les grandes surfaces comme celles prévues au plateau Saint-Joseph «siphonnent les profits ailleurs. Ces profits ne sont pas réinvestis dans la communauté », déplore M. Gilbert.
   Ce dernier se demande d'ailleurs «où sont les citoyens qui appuient le plan d'urbanisme ».
   Thierry Nootens         Robert Pouliot
    

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