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Publié le 08 avril 2007
Par oxford
La Tribune Sherbrooke le 7 avril 2007
Par David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca La coalition dénonce le nouveau site Internet
SHERBROOKE — Informations biaisées, opération de marketing à peine déguisée... Le porte-parole de la Coalition Sherbrooke milieu de vie, Thierry Nootens, n'est pas tendre envers le nouveau site Internet traitant du plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke. Ce site (http://www.plandurbanismesherbrooke.com) a été présenté jeudi comme étant « neutre et apolitique » par les hauts fonctionnaires de la Ville. « C'est de la poudre aux yeux! », rétorque le porte-parole de la Coalition, opposée au plan d'urbanisme en vue du référendum du 6 mai prochain. Thierry Nootens juge que plusieurs énoncés et cartes qu'on retrouve dans le site ne faisaient pas partie du plan d'urbanisme original. Ces éléments ont été ajoutés au site pour favoriser l'adoption du plan d'urbanisme, laisse entendre le porte-parole. Par exemple, l'un des « grands enjeux » vulgarisés dans le site a trait aux aînés, alors que le plan d'urbanisme original n'en fait nullement mention, affirme M. Nootens. Le porte-parole estime que l'emjeu traitant de la protection du bois Beckett est lui aussi « biaisé ». Dans cette section du site web, on retrouve une carte animée de ce secteur. Au nord du bois Beckett, dans la zone qualifiée « d'aire d'intérêt écologique à protéger » par le nouveau plan d'urbanisme, on voit le tracé du « boulevard anciennement proposé au schéma d'aménagement de 1987 ». En qualifiant ainsi le prolongement du boulevard de Monseigneur-Fortier à l'extrémité nord du bois Beckett, « on tente de tromper les citoyens de ce secteur », dénonce M. Nootens. Dans le plan d'urbanisme original et dans la section du site web traitant des réseaux routiers, ce prolongement est clairement identifié comme étant une « route projetée » par la Ville, insite le porte-parole. Le prolongement du boulevard Lionel-Groulx figure également sur cette même carte, mais il n'apparaît pas sur la carte traitant du bois Beckett. Par ailleurs, dans la section concernant l'agrandissement commercial du plateau Saint-Joseph, on peut lire textuellement « Le nouveau règlement de zonage permet l'ajout de seulement 5 bâtiments. » Le mot « seulement » n'est pas objectif, croit le porte-parole de la Coalition.
Thierry Nootens, porte-parole Coalition Sherbrooke milieu de vie
 Photo - Archives La Tribune
Publié le 02 avril 2007
Par oxford
La Tribune Sherbrooke, le 30 mars 2007
Par David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca Trois conseillers s'opposent au plan d'urbanisme
Les conseillers Diane Delisle, Bernard Sévigny et Robert Pouliot se positionnent officiellement contre le plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke. Ils invitent les citoyens à voter non lors du référendum du 6 mai prochain, principalement parce qu'ils s'opposent à l'agrandissement commercial du plateau Saint-Joseph. Cet agrandissement d'un power center situé en périférie de Sherbrooke irait à l'encontre du développement durable puisqu'il encouragerait l'utilisation de l'automobile, estime Bernard Sévigny, président de l'arrondissement de Rock-Forest-Saint-Élie-Deauville et membre du comité consultatif d'urbanisme. Le concept de power center , ''qui nous impose un mode de vie fondé sur l'utilisation de l'automobile'', est dépassé, ajoute M. Sévigny. Il faut plutôt miser sur les commerces de proximité, croit-il. La conseillère du district de Deauville, Diane Deslisle, rappelle pour sa part que la desserte commerciale actuelle répond à 160 pour cent des besoins du territoire sherbrookois, selon une étude réalisée l'an dernier par la firme Géocom. Cette même firme concluait que la zone commerciale actuelle du plateau Saint-Joseph pourra répondre aux besoins commerciaux des Sherbrookois jusqu'en 2021, insite Mme Delisle. Mme Delisle ne se dit pas contre l'ouverture de nouvelles grandes surfaces. Selon elles, c'est plutôt l'emplacement du plateau Saint-Joseph qui est problématique, puisque les consommateurs venant de l'extérieur de Sherbrooke n'ont pas besoin d'entrer dans la ville pour y effectuer leurs achats. Les commerces existants sont donc pénalisés, ce qui créera une destruction des communautés avoisinantes, avance l'élue municipale. Quant à Robert Pouliot, il juge que le plan d'urbanisme ne reflète pas la vision que les Sherbrookois ont de leur ville. L'ex-maire d'Ascot affirme que le processus de consultation a connu des ratés, comme le démontrent les modifications promises par le conseil municipal après l'adoption du plan d'urbanisme. ''Les parcs et les boisés de la ville doivent être intouchables'', ajoute M. Pouliot, qui dénonce au passage le prolongement de boulevrads à proximité du bois Beckett.
Le statu quo moins dommageable à long terme
Les trois élus reconnaissent que l'agrandissement proposé dans le plan d'urbanisme éviterait que des petites surfaces puissent ouvrir leurs portes au plateau Saint-Joseph. Ils jugent néanmoins que le statu quo serait moins endommageable à long terme pour le développement commercial de Sherbrooke. L'opposition de ces trois élus à l'agrandissement du plateau Saint-Joseph n'est pas nouvelle. Diane Delisle et Bernard Sévigny s'étaient opposés à l'adoption du plan d'urbanisme en octobre dernier. Robert Pouliot avait pour sa part appuyé la Coalition Sherbrooke milieu de vie, en signant le registre visant à forcer le tenue d'un référendum sur le plan d'urbanisme, ce que ses deux collègues n'ont pas fait. À la fin janvier, plus de 3000 personnes s'étaient déplacées à l'hôtel de ville pour signer le registre. La Coalition compte maintenant sur le soutien de trois élus afin que soit rejeté le nouveau plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke. On ignore pour l'instant la position du conseiller Francis Gagnon, présentement en vacances. L'ex-maire de Fleurimont avait appuyé le plan d'urbanisme, mais voté contre l'agrandissement du plateau Saint-Joseph.

Diane Delisle, Bernard Sévigny, Robert Pouliot Photo - Arcives La Tribune
Publié le 31 mars 2007
Par oxford
Tribune libre La Tribune Sherbrooke, le 29 mars 2007
Par Bernard Sévigny bernard.sevigny@ville.sherbrooke.qc.ca Le mandat de l'ombudsman
Madame Françoise Dunn,
L'angle avec lequel vous abordez le dossier de l'ombudsman me semble pour le moins tordu. Vous établissez une relation entre le traitement d'un élu et sa capacité de modifier les pratiques dans une administration publique. Vous devriez savoir qu'un élu ne peut se permettre n'importe quelle intervention à n'importe quel niveau dans une administration publique. Qu'un élu touche une rémunération de 25 000 $, 75 000 $ ou 150 000 $ par année ne lui donne en rien le droit d'interférer dans le processus d'ordre administratif d'une ville de la taille de Sherbrooke.
L'ombudsman est un service de dernier recours pour les citoyens. Il n'a jamais été question de substituer le rôle d'un élu par celui de l'ombudsman. L'ombudsman ne se limite pas à prendre connaissance d'un problème et d'y trouver une solution comme nous, les élus, le faisons avec les gestionnaires. Il a le mandat d'analyser les causes du probjème et de soumettre des recommandations visant à modifier les processus administratifs pour éviter que le même type de problème ne se reproduise. Je vous rappelle que quatre des cinq villes québécoises qui sont plus populeuses que Sherbrooke se sont dotées d'un poste d'ombudsman (Montréal, Québec, Saguenay et Gatineau) et je vous invite à lire les rapports annuels qui, à ce jour, sont plus que convaincants quant à l'amélioration de la relation administration/citoyen. D'ailleurs, dans son rapport annuel 2005, l'ombudsman de Montréal conclut que «Grâce à nos interventions, plusieurs politiques ou pratiques ont été modifiées afin de reconnaître les droits des citoyens et de leur offrir un service d'encore meilleure qualité». Allez dire aux élus de Montréal, Québec, Saguenay et Gatineau qu'ils ne font pas leur travail, ou pire encore (comme vous le dites), n'ont pas le courage de le faire! À vous entendre, même le législateur encouragerait la loi du moindre effort! Car le gouvernement du Québec a inséré dans la Loi sur les cités et ville, le 15 novembre 2006, des dispositions permettant aux municipalités de créer un poste d'ombudsman. De plus, l'Union des municipalités du Québec, présidé par le maire de Sherbrooke, offre présentement une formation aux élus municipaux de tout le Québec sur le rôle de l'ombudsman municipal (formation que je vous invite à suivre). Il est pour le moins osé de prétendre, comme vous le faite, qu'il suffise que les élus fassent leur travail pour que les processus administratifs de la Ville de Sherbrooke deviennent irréprochables. La récente saga sur le processus d'appel d'offres lors de l'avquisition des bacs roulants (qui a débouché sur une série de 10 recommandations de la part du vérificateur général) devrait nous (vous) convaincre du bien-fondé d'un regard externe et objectifs sur nos agissements et sur nos façons de faire. Pourtant, dans ce cas, les quatre membres du comité exécutif et le maire (qui touchent eux aussi de bonnes rémunérations), malgré leur dévouement et leur bonne volonté ont composé avec des processus administratifs sans nécessairement les remettre en question. Il est là le mandat de l'ombudsman. Contrairement à ce que vous en pensez, investir 60 000 $ ou 75 000 $ par année pour les citoyens me semble être des fonds publics très bien utilisés. Bernard Sévigny
Conseiller municiapl Photo - Archives La Tribune
Publié le 20 mars 2007
Par oxford
La Tribune Sherbrooke, le 20 mars 2007
Par David Bombardier david.bombardier@latribune.qc.ca L'UMQ propose une formation sur l'ombudsman
Au moment même où la Ville de Sherbrooke rejette l'idée de se doter d'un ombudsman, l'Union des municipalités du Québec (UMQ), présidée par le maire de Sherbrooke, propose une formation... l'ombudsman! Le but de l'exercice est de démystyfier le rôle de cette instance adaptée ces dernières années par quelques grandes villes du Québec. "Sans être sarcastique, des membres du conseil auraient intérêt à suivre cette formation", affirme le conseiller Bernard Sévigny, à l'origine de la proposition débattue et rejetée il y a une dizaine de jours par le conseil municiapl de Sherbrooke. Six élus étaient d'accord pour que la Ville se dote d'un protecteur du citoyen comme instance de derniers recours, contre dix qui étaient opposés à cette suggestion. Le maire de Sherbrooke, Jean Perrault, étaient absent au moment du vote - il est en vacances à l'extérieur du pays, mais c'est un secret de polichinelle qu'il n'était pas très chaud à cette idée. Bernard Sévigny Jean-Perrault Photo - Archives La Tribune Photo - Archives La Tribune
Plusieurs opposants avaient fait valoir qu'ils jouaient déjà le rôle d'ombudsman auprès de leurs électeurs et qu'ils ne voyaient donc pas l'intérêt de cette nouvelle structure. Certains ont prédendu qu'ils ne pouvaient pas appuyer l'idée d'un ombudsman parce qu'ils auraient ainsi l'impression de se «désengager» ou de «s'éloigner» du rôle pour lequel ils ont été élus. Ces réticences font sourire Richard Banford, conseiller en communication du cabinet du maire de Saguenay. En 2005, M. Banford a été mandaté pour mettre en place un bureau de l'ombudsman à Saguenay, une ville qui compte pratiquement le même nombre d'habitants que Sherbrooke. «Nos élus avaient exactement les mêmes craintes au départ, se souvient M. Banford. Ils pensaient que les citoyens ne les appelleraient plus, mais ce qu'ils oubliaient, c'est que l'ombudsman est là en dernier recours. Ici, les élus jouent encore le même rôle; ça n'a pas changé. Lorsque des gens ont des problèmes, ils vont vers les élus ou leur arrondissement, qui les dirigent ensuite vers les services concernés. Si leur problème ne se règle pas, ils se tournent alors vers l'ombudsman. À Saguenay, une cinquantaine de dossiers ont été étudiés par le bureau de l'ombudsman depuis septembre 2005. Plusieurs se sont réglés grâce à la médiation, souligne M. Banford. Cette instance coûte 71 000 $ aux contribuables saguenéens. Montréal, Québec et Gatineau ont aussi un bureau de l'ombudsman.
Dossier vite réglé À Sherbrooke, des élus opposés à l'idée d'un ombudsman ont fait valoir que cette instance n'aurait réglé aucun dossier litigieux au cours des dernières années. Du côté de Saguenay, Richard Banford cite le cas d'un citoyen aux prises avec «un problème qui perdurait depuis trois ans». Sitôt l'ombudsman en poste, le dossier a connu une fin heureuse en moins de trois mois, indique-t-il. De son côté, le conseiller Bernard Sévigny persite à dire que plusieurs élus sherbrookois comprennent mal le rôle de l'ombudsman. Pour expliquer ce rôle, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) offrira une formation le 7 juin prochain «Le but de cette formation n'est pas de convaincre les élus de se doter d'un ombudsman, mais plutôt de leur donner toute l'information pertinente pour qu'ils puissent se faire une tête là-dessus», explique le porte-parole de l'UMQ, François Sormany. M. Sormany reconnaît qu'il est quelque peu ironique que l'UMQ, présidée par Jean Perrault, propose une telle formation à ce moment-ci. «On veut être le plus près possible de l'actualité, rappelle-t-il. C'est la preuve qu'on est transparent dans nos formations.» Des élus sherbrookois ayant appyué la proposition de Bernard Sévigny songent sérieusement à prendre part à cette formation. La suggestion refera certainement surface un jour avancent-ils.
Publié le 19 mars 2007
Par oxford
Le Journal de Sherbrooke Le 9 mars 2007
Par Ghislain Allard redaction.sherbrooke@hebdosquebecor.com Sur division, le conseil rejette l'idée d'un ombudsman
Après avoir argumenté durant plus d'une trentaine de minutes sur le sujet, les membres du conseil municipal de Sherbrooke ont finalement voté en majorité (10-6) contre l'idée d'un ombudsman.
Six conseillers ont appuyé le projet relancé par l'homme d'affaires et environnementaliste Pierre Morency. Ainsi Louida Brochu, Serge Forest, Mariette Fugère, Francis Gagnon, Chantal L'Espérance et Bernard Sévigny, à l'origine de l'idée, ont voté pour l'idée d'offrir un dernier recours aux citoyens se sentant injustement traités par l'administration municipale. Pierre Morency Bernard Sévigny  Photo Journal de Sherbrooke Photo Archives La Tribune
«C'est une question de transparence et d'équité. L'ombudsman est une personne qui pourra écouter les citoyens qui se sentent lésés sans considération politique. Même s'il n'a pas gain de cause, le citoyen aura alors l'occasion de mieux comprendre le fonctionnement municipal qui est fort complexe. Il faut rappeler que Sherbrooke est la sixième ville en importance au Québec», soutient la conseillière Chantal L'Espérance, qui a voté en faveur de la proposition qui demandait au comité exécutif de se pencher sur la question.
Minicipalités d'envergure Elle rappelle que d'autres municipalités d'envergure au Québec, comme Montréal, Québec, Gatineau et Saguenay, peuvent compter sur les services d'un ombudsman. «Dans 10% des cas, le citoyen a raison. Dans la moitié de ces cas, les plaintes donnent lieu à des recommandations sur des changements de pratique au sujet de fonctionnemment municipal. Ainsi, certains processus sont améliorés. Toute la communauté peut donc en profiter. Est-ce que nous avons les moyens de ne pas nous améliorer?», se demande la conseillère municipale. Selon elle, à Québec et Gatineau, les élus ont mis en place une structure d'ombudsman peu coûteuse. «Il n'y a qu'une personne ou deux rémunérées. Le reste, ce sont des bénévoles. Ce sont souvent des avocats à la retraite», précise Mme L'Espérance. Elle insite sur le fait que, contrairement à ce que pensent certains conseillers, les élus ne jouent surtout pas le rôle d'ombudsman. «Il y a une confusion de rôle. Je ne me sens surtout pas menacée dans mon rôle de conseillère municipale», soutient la conseillère municipale. Tout comme neuf autres conseillers, Robert Pouliot a voté contre l'idée d'un ombudsman. «Je ne suis pas contre le principe, mais il nous manquait beaucoup trop d'information pour voter en faveur d'une telle proposition. Il n'y avait aucun plan de service s'y rattachant», justifie le conseiller municipal. En fait, il craint la mise en place d'une structure lourde et coûteuse pour les citoyens.
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C'EST L'OPINION QUI PERD LES BATAILLES, C'EST L'OPINION QUI LES GAGNE.
"Joseph de Maistre"
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