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Publié le 31 janvier 2007
Par oxford
La Nouvelle
Sherbrooke, le 31 janvier 2007
Par François Fouquet
françois.fouquet@lanouvelle.ca 

                             Alea jactac est, dit-on dans certains albums d'Astérix,
                                                   là où le latin vit encore.


Le sort en est jeté. Les gens ont voté. Et le résultat est quand même éloquent. Ce sont plus de trois cents citoyens de plus que le nombre prévu à la loi qui ont demandé un référendum sur la question du nouveau plan d'urbanisme. Ce n'est pas rien.
   Dès lors, il faut éviter de tomber dans le piège que la frustration réussit à tendre en pareille occasion: ce sont des citoyens qui se sont prononcés. Ils ne sont pas qu'un chiffre, qu'un nombre. Et non, ce ne sont pas que des sympathisants d'un groupe contestataire.
   Ce qu'il faut retenir du résultat annoncé vendredi dernier, c'est qu'à tout le moins, il y a incomnpréhension dans la population. Peut-être désaccord, mais certainement incompréhension. Une chose demeure, il ne faut pas blâmer les citoyens. Encore aujourd'hui, il n'est pas possible d'avoir accès au plan d'urbanisme sur le site Internet de la Ville de Sherbrooke. Il aurait pu y être, avec la mention « projet final pour adoption ». Bien non. En lieu et place, le esponsable du dossier, le conseiller Louida Brochu, continuait de répéter deux éléments. Premièrement, que si quelqu'un souhaite connaître sa situation personnelle en rapport avec le plan, qu'il appelle. On lui répondra. Il aurait été plus clair de dire: questionnez-nous sur votre situation personnelle. Le reste ne vous regarde pas. Deuxièmement, le seul véritable argument véhiculé était le fait qu'on ne pouvait quand même pas questionner un tel projet! il a coûté tellement cher.

Alors nous voilà rendus à la fin de janvier, avec un référendum à faire.

  
Ce n'est pas un problème que nous avons sur les bras. C'est une occasion. Qu'il nous appartient de saisir. Le maire Perrault le disait lui-même vendredi soir. Ce sera une occasion de s'assurer que les citoyens s'approprient le projet. Et c'est justement ce qui manque. Rien n'a été fait pour que les gens puissent se l'approprier. C'est la même dynamique que pour Cité des rivières. Difficile de faire sien un projet qui n'est pas clairement énoncé et dont le burget manque de transparence au point où les investiisements proviennent de gauche et de droite, en appui direct ou indirect. Nous avons donc la possibilité de mettre sur la table ce que contient le plan d'urbanisme. Avec ses avantages. Et ses conséquences.
   Tout cela arrive juste avant le Sommet de Sherbrooke en mai prochain. Lors du Forum pré-sommet, les organisateurs ont finalement accepté d'intégrer dans la vision la notion de qualité de vie. C'était contre leur gré, mais ils l'ont fait quand même. Et j'en suis heureux. Je suis d'avis que bon nombre de citoyens ont à coeur la qualité de la vie dans son sens noble et large. Ils veulent que leur développement soit vraiment durable. Pas juste un slogan électoral. Ils veulent que les mots prennent un sens réel dans l'application des actions.

En ce sensm les mots ajoutés dans la vision auront peut-être des conséquences sur les actions qui découleront du Sommet.

   Monsieur Brochu insiste sur le fait que Sherbrooke doit absolument devenir une capitale régionale. Qu'elle doit se développer économiquement. Le fameux Plateau St-Joseph fait partie de la stratégie. Pourtant, dans le projet de plan d'urbanisme daté de 2006, la deuxième priorité était la limitation de l'étalement urbain et la troisième, le renforcement du centre-ville. Pour bien des gens, ce qui semble ressortir du plan d'urbanisme actuel ne va pas dans ce sens-là. Pas du tout.
   Alors, saisissons donc cette occasion de faire connaître clairement les positions de chacun. Et puisqu'on est en mode Sommet, profitons-en donc pour jeter un coup d'oeil sur notre Sherbrooke de demain. Vue du Sommet, la vue sera plus large. Peut être... 


Publié le 30 janvier 2007
Par oxford
Radio-Canada Estrie
Sherbrooke, le 29 janvier 2007
http://www.radio-canada.ca/estrie

Plan d'urbanisme
                            « On devra faire davantage », dit le maire Perrault

Les élus de Sherbrooke sont toujours sous le choc, trois jours après avoir réalisé que les citoyens réclamaient en nombre suffisant la tenue d'un référendum au sujet du plan d'urbanisme de la Ville.
   La Ville a d'ores et déjà fait son nid: elle garde le cap et soumettra son règlement de zonage à un référendum. Il s'agira du premier exercice du genre à être tenu dans la nouvelle ville fusionnée.
   « Sans diminuer l'exercice démocratique que l'on vient de vivre, ce sont les gens qui sont contre qui sont venus signer. C'est 2,6 % de la population », a déclaré le président du comité d'urbanisme de la Ville, Louide Brochu.
           
                                          Jean Perrault                              Louida Brochu

                       070129jean_perrault_n.jpg   070129louida_brochu_n.jpg
                             Photo - Archives Radio-Canada     Photo - Archives Radio-Canada

   Le référendum, qui doit être tenu avant le 6 mai prochian, va coûter environ 500 000 $ à la Ville. La greffière de la Ville Isabelle Sauvé, indique que l'organisation sera comme à celle d'une élection.
   D'ici là, la Ville déboursera une somme encore indéterminée pour promouvoir son plan d'urbanisme selon Me Sauvé, les dépenses n'ont pas à être plafonné lors d'un référendum, comme c'est le cas pour une élection.
   Le maire Jean Perrault reconnaît que son administration devra modifier le tir pour informer la population « On a fait ce qu'on a pu avec les moyens qu'on avait. On devra faire davantage », a-t-il dit.
   Le camp du Non, entraîné par la Coalition Sherbrooke milieu de vie, croit pour sa part avoir le vent dans les voiles. « Notre réseau de sympathisants est prêt à faire face à la face à la musique très rapidement », a confirmé un porte-parole de l'organisme, Thierry Nootens.
                                                           Thierry Nootens
                                       070129thierry_nootens_n.jpg 
                                                  Photo - Archives Radio-Canada

La Coalition exige que la Ville abandonne le projet de prolongement du boulevard Lionel-Groulx, qu'elle adopte un moratoire sur l'agrandissement du Plateau St-Joseph et l'intallation de commerces à grande surface.
   Le maire Perrault ne l'entend toutefois pas de cette façon. « C'est impensable. Ça fait trois et demi qu'on travaille sur le projet », insiste-t-il. En raison du moratoire sur le vote électronique décrété par Québec, la Ville devrait compter les voix de façon manuelle. Il s'agira d'une première à Sherbrooke depuis la fusion.
Publié le 29 janvier 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 27 janvier 2007
Par Luc Larochelle
luc.larochelle@latribune.qc.ca

                                 Le conseil de ville recule avec le plan d'urbanisme, 
                                  il reprend le long et coûteux processus pour une 
                                        troisième fois ou il affronte les dissidents.

Ça ressemble au soulèvement d'octobre 2001. Les Sherbrookois (de l'ancienne ville) s'étaient braqués contre un règlement d'emprunt pour la Cité des rivières. Un peu plus de 1300 contribuables étaient passés signer le registre à l'hôtel de ville, mais en seulement deux jours.
   En proportion de la population, le niveau de protestation est à peu près similaire. Vingt-six pour cent des électeurs s'étaient interposés devant les élus en 2001 alors que les 3189 signtaires de la dernière semaine représentait 28 pour cent des citoyens éligibles.
   Le portrait général est comparable sauf que, contrairement à 2001, le conseil municipal n'a pas de véritable alternative. Les élus de l'ancienne ville avait contourné l'obstacle juridique que constituait le registre en puisant dans le surplus municipal les 2,1 millions de $ promis à la Cité des rivières. Sans poser le geste interdit d'emprunter. Cette fois, il n'y a pas de sauf-conduit. Le conseil recule avec le plan d'urbanisme, il reprend le long et coûteux processus pour une troisième fois ou il affronte les dissidents.
   Le maire Perrault n'a pas montré le moindre signe d'hésitation ou d'inquiétude, il se déclare dès maintenant prêt à engager le combat. Une bataille qui n'est pas sans risques autant pour lui et que pour les autres membres du conseil municipal qui devront s'investir à fond pour éviter une honteuse défaite. Le défi est de taille.
                                                   Hôtel de ville de Sherbrooke
           hotel de ville2.jpg
                                                   Photo - Archives La Tribune
   La dernière bataille référendaire à Sherbrooke a été celle de la fusion. Les élus municipaux l'ont gagné mais en partie grâce aux règles imposées par Québec. Souvenez-vous, au moins 35 pour cent de la population d'une ancienne ville devait être favorable à la défusion pour que celle-ci soit reconnue. Deauville et Lennoxville ont été contraintes à rester même si plus de 50 pour cent des électeurs ayant pris part au référendum avaient plutôt exprimé la volonté de partir.

N.B. Texte abrégé de Luc Larochelle.
  
Publié le 27 janvier 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 27 janvier 2007
Par Mélanie Noël
melanie.noel@latribune.qc.ca
                                         Il y aura un référendum

SHERBROOKE — La Ville de Sherbrooke est dans l'obligation légale de tenir un référendum d'ici le 6 mai. Ils sont 3189 citoyens à s'être déplacés pour signer le registre municipal alors que le nombre minimum pour forcer la tenue d'un référendum était fixé à 2887.
   Lorsque les résultats ont été dévoilés, hier à 20 h 30, à l'hôtel de ville, les opposants au plan d'urbanisme ont sauté de joie. «Nous sommes très heureux! lance Jean-Michel Beaucher, porte-parole de la Coalition Sherbrooke milieu de vie. La première étape est franchie.»
   La Coalition est très heureuse qu'autant de gens se soient déplacés. «Nous sommes très touchés d'avoir atteint ce nombre, même si les gens n'avaient qu'un seul endroit où aller signer et qu'il y avait des problèmes de stationnement», a poursuivi le porte-parole.
   «On espère que la Ville offrira une véritable politique d'encouragement pour les commerçants de quartier. Pour notre part, nous exigeons un moratoire sur le power center comme le plateau St-Joseph mais aussi sur tous les magasins à grande surface», a déclaré M. Beaucher.
   Du côté de la Coalition, on croit que les représentants de la Ville de Sherbrooke se sont tirés dans le pied en rappelant aux citoyens «de bien s'informer avant de poser un geste aussi important que celui de signer un registre».
   Je crois que l'obstination de la Ville, leur fermeture et leur tentative de nous mettre des bâtons dans les roues ont seulement encouragé les gens à se déplacer davantage pour signer le registre, a commenté M. Beaucher. Dire aux citoyens qu'ils ne sont pas responsable d'agir selon leur propre conscience n'a pas sa place dans un débat démocratique.»

Déception à la mairie
   Dans le bureau du maire, la déception était perceptible. «La population s'est manifesté et j'accepte sa décision, a déclaré Jean Perrault. Au cours de l'exercice référendaire qui nous attend, on articulera davantage et on s'assurera que les gens qui sont favorables (au plan d'urbanisme) se manifestent.»
   Il y a beau coup d'argent en jeu. Après avoir dépensé plus de deux millions dans l'élaboration du plan d'urbanisme, la Ville devra investir «beaucoup de sous» dans l'organisation d'un référendum. C'est sans compter l'impact financier négatif de ce «vote» sur les nombreux projets qui devront demeurer sur la glace.
   Sans donner de date précis, le maire affirme qu'il souhaite que le référendum se tienne le plustôt possible afin que «tous les projets sur la table puissent avancer».
   Sur une note positive, le maire a déclaré être confiant d'avoir entre les mains un plan d'urbanisme qui regroupe bien les huit anciennes municipalités et il a affirmé croire sincèrement que la population sherbrookoise allait se l'approprier.

Grand absent
   Le grand absent de la soirée du côté des défendeurs du plan: le président du comité consultatif d'urbanisme Louida Brochu. Pour des raisons familiales, celui qui avait affirmé aux médias en début de semaine qu'il ne croyait pas que les 2887 signatures nécessaires pour forcer un référendum seraient amassées n'a pas pu se présenter à l'hôtel de ville pour le compte final. Son fils a été victime hier, d'un accident cérébral lors d'un match de hockey. À l'heure d'écrire ces lignes, les détails sur l'état de santé de ce dernier n'étaient pas disponibles.  
Publié le 26 janvier 2007
Par oxford
Radio-Canada Estrie
Sherbrooke, le 25 janvier 2007

                               Fébrilité dans la dernière ligne droite
À quelque heures de la fermeture du registre municipale concernant le règlement de zonage de la Ville de Sherbrooke, les opposants au plan d'urbanisme et l'administration municipale jouent du coude.
   Le président du comité d'urbanisme, Louida Brochu a publié jeudi un communiqué laconique faisant état «fausses informations» qui circulaient afin «d'informer négativement» les citoyens.
   Disant avoir reçu plusieurs appels et courriels, la ville invite les citoyens «à bien s'informer avant de poser un geste important que celui de signer un registre».
   Qui plus est, la Ville demande non seulement aux citoyens qui veulent faire valoir leur droit de présenter deux preuves d'identité, mais les oblige en outre à être assermentés avant d'apposer leur signature. Cette procédure est légale, mais non exceptionnelle.

Une procédure abusive?

   Ces méthodes font bondir le porte-parole du groupe Coalition Sherbrooke milieu de vie, Marc Carrier. Ce dernier déplore que Sherbrooke encourage la participation citoyenne dans son discours, mais qu'elle n'agisse pas en conséquence.
   «C'est très abusif comme procédure. Ce que ça donne comme apparence, c'est comme dire (...) on pense que (vos documents) sont falsifiés parce qu'on va vous assermentez en plus pour être sûrs», déplore M. Carrier.
   La greffière de la Ville, Isabelle Sauvé, nie qu'il s'agit d'une procédure abusive. La Ville, dit-elle, a toujours procédé de cette façon lors de l'ouverture de registres.
   «C'est pour s'assurer que les gens qui sont qui ils sont et qu'on a une preuve au dossier. Parce qu'on n'a pas de liste électorale informatisée, on n'est pas à l'étape d'un référendum ou d'une élection. Comme on ne peut pas vérifier, on fait simplement demander à la personne de s'assermenter», explique-t-elle.
   Il y a des jours, Coalition Sherbrooke milieu de vie avait aussi dénoncé la décision de ne pas ouvrir des registres dans les différents bureaux d'arrondissement. Les gens doivent donc obligatoirement se rendre à l'hôtel de ville.

       Inscription au registre                                 Louida Brochu                               Marc Carrier
   Inscription au registre Archives - Radio-Canada.jpg   Louida Brochu (d) Archives - Radio-Canda.jpg   Marc Carrier Archives - Radio-Canada.jpg
    Photo Archives Radio-Canada         Photo Archives Radio-Canada       Photo Archives Radio-Canda

   Il y a quelques jours, Coalition Sherbrooke milieu de vie avait aussi dénoncé la décision de ne pas ouvrir des registres dans les différents bureau d'arrondissements. Les gens doivent donc obligatoirement se rendre à l'hôtel de ville.
   Louida Brochu accuse pour sa part les opposants de la désinformation. Il dit avoir reçu des appels de commerçants inquiets que le zonage les concernants ont été modifié, ce qui était faux. M. Brochu et Coalition Sherbrooke milieu de vie tiennent également des discours contradictoire au sujet de l'avenir du bois Beckette.
   La conseillière municipale Diane Delisle estime pour elle que la décision de la Ville est ahurissante. «Voyons. Pourquoi faut-il à ce stade-ci, rendu à jeudi, commencer à aviser les gens qu'il faut qu'ils s'informent bien avant de signer le registre, en prenant pour acquis qu'ils ne sont informés. Je trouce ça un peu insultant pour les citoyens», dit-elle.
   Bernard Sévigny, qui s'opposait au plan d'urbanisme, croit que tout ce branle-bas fait partie d'un jeu stratégique. «Les uns avancent des arguments, les autres également. Il ne faut s'y méprendre: les gens qui signent le registre ne le font pas nécessairement parce qu'ils sont mal informés. La majorité des gens le font parce qu'ils rejettent le modèle qu'on leur présente, un modèle commercial comme celui du Plateau St-Joseph», soutient-il.

                                      Bernard Sévigny                              Diane Delisle
                          Bernard Sévigny.jpg            Diane Délisle (b) Archives La Tribune.jpg

   Les citoyens qui souhaitent signer le registre peuvent encore se rendre à l'hôtel de ville de Sherbrooke jusqu'à vendredi, entre 9 h à 19 h. Les opposants doivent recueillir 2887 signatures pour obliger la Ville à tenir un référendum ou à modifier le plan d'urbanisme.
   Les résultats seront connus vendredi, vers 20 h 30. Un référendum coûterait environt un million de dollars à Sherbrooke.

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