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Publié le 23 février 2007
Par oxford
Le Journal de Sherbrooke
Sherbrooke, le 3 novembre 2006
par Ghislain Allard
redaction.sherbrooke@hebdosquebecor.com

                                       Menace des changements climatiques pour l'économie mondiale

Les autorités municipales de Sherbrooke ont un rôle important à jouer afin de contrer la menace des changements climatiques pour l'économie mondiale.

C'est ce que soutient André Nault, président des Amis de la terre de Sherbrooke, en réaction au rapport rédigé par l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Nicholas Stern. Ce volumineux rapport conclut que, si la communauté internationale refuse de se mobiliser, les changements climatiques auront un effet aussi dévastateur sur l'économie mondiale que la Grande Dépression des années 1930.
   «Au lieu de se limiter à développer un Power Center, les autorités municipales devraient se consacrer à favoriser les commerces de proximitééÀ l'heure actuelle, les élus de Sherbrooke À l'heure actuelle, les élus de Sherbrooke approuvent des projets de construction de route favorisant l'accèes des automobiles au Power Center. Il faudrait au contraire revenir à un système donnant la possibilité aux gens d'être en mesure d'acheter des produits locaux», insite André Nault, en précisant qu'ill n'est pas nécessairement contre le nouveau Plan d'urbanisme de la Ville de Sherbrooke.
   «Dans ce sens, ajoute-t-il, j'ai déjà fait des représentations auprès de neuf conseilliers municipaux de la Ville de Sherbrooke. Huit d'entre eux m'ont alors dit qu'il fallait trouver une autre façon de développer. Dans son rapport, M. Stern nous dit qu'il est vrai qu'il faut trouver une autre façon de faire. Il nous dit également qu'il faut le faire très rapidement, demain matin. Les autorités municipales ont un rôle à jouer. Nous devons nous organiser localement. C'est essentiel.»
   Selon lui, lorsque le système mondial! tombera, l'anarchie s'installera. «Si nous n'avons pas modifié notre façon de faire, nous serons alors incapables de nous organiser. Il faut rapidement revenir au commerce local. C'est la première chose à faire si nous voulons sauver la planète. Lorsqu'on veut déstabiliser une société, on la place en état de dépendance de sa nouriture. À l'heure actuelle, il existe cinq grandes compagnies qui contrôle tout le marché de l'alimentation. Ce n'est surtout pas vrai que nous sommes autosuffisants en matière agriculture. Il s'agit là d'une analyse technocratique de la situation actuelle», affirme le président des Amis de la terre.
   «Il faut aller dans les super-marché pour constater le nombre d'aliments provenant de l'extérieur du pays. Plus de 40 % des transports sont occasionnés par l'alimentation. Ainsi, en achetant local, nous serons en mesure de mieux réagir à une éventuelle crise mondiale. Par exemple, advenant ine crise du pétrole, en matière d'alimentation, selon la structure actuelle, nous ne pourrons pas survivre plus d'une semaine et demie à Sherbrooke», de dire André Nault.
   Selon lui, chaque individu doit développer sa propre autonomie. «Pour ce faire, chacun de nous devra diminuer sa propre consommation. Il faut penser avant d'acheter. Aujourd'hui, ce ne sont plus des écologistes alarmistes qui sonnent la cloche. C'est l'ancien économiste de la Banque mondiale. Il est peut être temps d'y penser. Il faut faire les choses de façon différente. Par exemple, avec les Amis de la terre, les gens consomment les mêmes aliments, mais différemment», conclut M. Nault.
                                   Voir: http://www.atquebec.org/dazib48.htm
Publié le 12 février 2007
Par oxford
Les correspondances Sherbrookoises
Lettre ouverte
Sherbrooke, le 11 février 2007
Par Hubert Richard
Lescorrespondancessherbrookoises@groupesyahoo.ca

Monsieur Denis Custeau,
  
   Je tenais à vous écrire, car vous étiez, lors du colloque de la Chambre de commerce de Sherbrooke de 2005, l'un des participants à l'atelier qui proposa de rendre gratuit le transport en commun à Sherbrooke. C'est monsieur François Charpentier, également présent à cet atelier, qui m'a informé de la nouvelle. Je l'ai d'abord félécité comme un héros quand il m'a dit ça. J'ai été honoré de le serrer dans mes bras — Non, ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre les personnes qui participèrent à cet atelier. Vous étiez, à cette date, probablement en processus d'achat pour les lots dont la Ville songe à vous exproprier. 
   Monsieur Custeau, quoi que vous ayez pu penser en achetant ces lots, au profit que cela pourrait peut-être vous apporter, j'aimerais réussir à vous faire comprendre la position dans laquelle je vous vois et du rôle que vous pourriez jouer à Sherbrooke si vous décidiez de prendre au sérieux le travail que je fais présentement pour concrétiser l'idée merveilleuse que votre atelier proposa en 2005.
   Il suffirait qu'au mois 17% des emplyés à Sherbrooke aient leur passe mensuelle d'autobus payés par leur employeurs pour que la Société de transport de Sherbrooke (STS) se retrouve avec 8 millions $ de plus par année, soit le montant dont elle retire annuellement des usagers et des usagères. Depuis mars 2006, il y a une mesure fiscale que le gouvernement du Québec a prise pour inciter justement les employeurs à payer la passe mensuelle d'autobus à leurs employés. Donc, la gratuité est réellement envisageable.
   Mais, présentement, la STS s'attends à depenser 2,4 millions $ de fonds publics afin de doter ses autobus de nouvelles boîtes de perception électronique. La STS n'a jamais cru en la gratuité à court ou moyen terme et n'a jamais fait d'études sérieuses à ce sujet. Elle s'est contentée de suivre ce que font les autres sociétés de transports en commun au Canada. C'est normal, tout le monde ne pense qu'à son profit!
   En fait, monsieur Custeau, je crois profondément que cela n'est pas normal. Il est bon de penser à son profit, mais il faut aussi voir les intérêts de la collectivité. Vous avez la possibilité, monsieur Custeau, de démontrer à la Ville de Sherbrooke tout l'intérêt qu'il y a présentement à se concentrer pour rendre gratuit le transport en commun d'ici la fin de l'année, ou au printemps prochain. Comment? En laissant à la Ville les terrains qu'elle cherche à savoir, en lui cédant à un prix plus bas que vous avez payé!

Hubert Richard
Sherbrooke

               Denis Custeau,                  
           Promoteur immobilier                Hubert Richard

    Denis Custeau (a) Archives Radio-Canada.jpg    Hubert Richard - Archives La Tribune.jpg
       Archives - Radio-Canada          Archives - La Tribune
Publié le 10 février 2007
Par oxford
Sherbrooke, le 5 février 2007
Texte d'allocution
Par Jean-Raymond Houle
jr.houle@iquebec.com

                      Texte d'allocutiion présenté devant la séance du conseil de ville
                                                   de la Ville de Sherbrooke
Monsieur le président, membres du conseil de ville.

   Au cours des années Sherbrooke a eu et a encore comme marques de personnalisations: «Sherbrooke ville étudiante», ou «Sherbrooke ville de l'innovation», pourtant ces marques de personnalisations ne donne pas un lien sur les attachements noués entre l'ensemble des individus et leur ville. À titre d'exemple: «Sherbrooke ville étudiante», Sherbrooke a le plus haut taux de décrochage scolaire au Québec! «Sherbrooke ville de l'innovation», Sherbrooke innove dans quel domaine? A date les marques de personnalisations de la ville de Sherbrooke s'adressent non pas à l'ensemble des individus que constitue la ville de Sherbrooke mais à un segment bien limité de sa population.
   L'imaginaire des élus de la Ville de Sherbrooke, de ses fonctionnaires, de son département des communication ou des sociétés de publicité qui ont été retenu par la Ville, démontrent une incompréhension de ce qu'est une marque de personnalisation d'une ville.

Qu'est qu'une marque de personnalisation pour une ville?

La marque de personnalisation pour une ville c'est une question sémiotique, identitaire, symbolique, imaginaire. C'est aussi la mise en relation avec ses publics au premier rang desquels figure l'ensemble de ses habitants et que pour la ville soit un sens à tous et non pour un segment de sa population tel que étudiant seulement.
   La ville doit proposer une expérience urbaine. L'ensemble de sa population doit sentir un attachement. Est-ce que «Sherbrooke ville étudiante» permet à l'ensemble de sa population de se sentir appartenir à leur ville? Autant de question que soulève la personnalisation actuelle de la ville de Sherbrooke.
   Est-ce que «Sherbrooke ville étudiante ou Sherbrooke ville de l'innovation» permet de donner une marque de personnalisation à la ville de Sherbrooke? La réponse est non.
   Est que le nom «Ville de Sherbrooke» est-il une marque? Non. Elle ne l'est peut être pas par nature, mais elle doit indubitablement le devenir, car Sherbrooke est en terme de personnalisation une «Nameless City» en français: une ville sans nom de personnalisation distinctive.
   Ce n'est pas un téléphérique ou une Cité des rivières qui va permettre une personnalisation de la ville de Sherbrooke où l'ensemble de la population va se sentir appartenir à leur ville, de même que ville étudiante ou ville de l'innovation.
    Une étude non pas par une agence de publicité mais par une firme spécialisée serait approprié pour identifier ce qui permetterait à l'ensemble de la population à sentir un attachement à la ville de Sherbrooke. Il est démontré, mise en perspective avec la problématique que je soulève d'un point de vue de marketing d'une ville, c'est-à-dire notamment comment renforcer cet attachement.
   Sherbrooke se trouve face à de nouveaux défis posés par l'hypermodernité contemporaine, l'urbanisation et l'ouverture des marchés ainsi que la nécessité de développer une identité, une véritable personnalité.

Merci monsieur le président pour le temps qu'il m'a été accordé.

              Jean-Raymond Houle, coordonnateur Collectif Sherbrooke-Transports
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                                                           Archives - Journal de Sherbrooke
Publié le 01 février 2007
Par oxford
Tribune libre / Opinion
La Tribune
Sherbrooke, le 30 janvier 2007
Par Steve Dubois

N'est-il pas paradoxal de rencontrer à la UNE de La Tribune de samedi, les deux titres suivants: "Plan d'urbanisme: il y aura un référendum" et, avec une emphase beaucoup plus grande, "Trop cher: la Chambre de commerce s'élève contre le prix de l'essence à Sherbrooke".
   Que penseriez-vous d'un groupe de personnes qui se mobiliserait contre les crimes violents tout en se mobilisant pour faire baiser le prix des armes à feu?
   Il faut en convenir, les Sherbrookois sont divisés. Une partie de la population est préoccupée par la qualité et la protection de l'environnement: c'était un enjeu fondamental pour les signataires du registre municipal. Le développement du plateau St-Joseph ne peut qu'encourager l'utilisation des automobiles, qui contribuent déjà pour le tiers des émissions de gaz à effet de serre responsable du réchauffement de la planète.
   Une autre partie de la population semble préoccupée par des intérêts tout à l'opposé, à savoir le prix de l'essence. "Sherbrooke", suggère le président de la Chambre de commerce, est "victime de pratiques discriminatoires". Certes, je ne suis point contre l'équité. Toutefois, je ne souhaite absolument pas pas voir une réduction du prix de l'essence. Bien au contraire, je suis d'avis que nous devrions nous mobiliser pour que le prix de l'essence augmente.
    Équité ou pas entre les différents régions. c'est là une question bien secondaire, selon moi. L'iniquité envers nos enfants me semble beaucoup plus grande, lorsque je pense à la façon dont nous hypothéquons l'environnement. Il est bon de nous rappeler que le réchauffement de la planète est la menace la plus grave qui pèse sur l'avenir de l'humanité.
   Ceci dit, je respecte les revendications d'équité avancées par la Chambre de commerce. Toutefois, je crois qu'il faut penser l'équité de façon plus large. Aussi, je suggère qu'avant de nous mobiliser pour une cause, nous nous demandions d'abord si elle s'inscrit dans une perspective de développement durable.

Steve Dubois
Sherbrooke

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