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Publié le 28 avril 2007
Par oxford
Le Journal de Sherbrooke
Sherbrooke, le 27 avril 2007
Par Ghislain Allard
rédaction.sherbrooke@hebdosquebecor.com 

                                « Si le plan d'urbanisme est appliquée,
                                  le centre-ville continuera à vivoter »
- Thierry Nootens

«Mème s'il y a des efforts de revitalisation au centre-ville et que certaines initiatives sont intéressantes, le plan d'urbanisme proposé par la Ville de Sherbrooke demeure fondamentalement contradictoire. Dans l'Est, dans le secteur Fleurimont, les autorités municipales proposent un projet commercial de 300 000 pieds carrés. Le développement du Plateau Saint-Joseph ne favorise en rien le centre-ville. Il est évident que cette orientation aura un impact sur le centre-ville qui continuera à vivoter. De cette façon, il ne pourra pas prendre l'élan qui lui revient d'emblée», soutient Thierry Nootens, porte-parole du comité du Non.
   Selon lui, les commerçants sont inquiets de la tangente commerciale que prend la Ville de Sherbrooke à l'heure actuelle. «Il est évident que l'implantation de grandes surfaces à Sherbrooke ne crée pas beaucoup d'enthousiasme chez les commerçants de Sherbrooke, peu importe le secteur», affirme le porte-parole du Non.
   D'un point de vue organisationnel, le comité du Non se dit satisfait des résultats jusqu'à présent. «Avec notre site Internet, nous récoltons de nombreuses inscriptions. Nous rencontrons beaucoup de gens. Nous sommes très heureux du déroulement de la campagne même si nous n'avons pas choisi la tactique de saturer l'espace médiatique», souligne Thierry Nootens.

Les étudiants
Selon le comité du Non, les autorités municipales ont volontairement choisi de tenir le reférendum après la fin de session à l'Université afin que le moins d'étudiants possible puissent aller voter le 6 mai. «C'est pour cette raison que la Ville a décidé de tenir le référendum le plus loin possible», affirme le porte-parole du Non.

                                                                          Rue Wellington Nord du Centre-ville de Sherbrooke
                                   
                                                                        Photo - Archives Le Journal de Sherbrooke
Publié le 23 avril 2007
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 21 avril 2007
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca

                        Le Conseil des monuments et site du Québec critique

SHERBROOKE — Le Conseil des monuments et sites du Québec s'inquiète des impacts négatifs que pourraient avoir un téléphérique dans la gorge de la rivière Magog.
   Le Conseil, un organisme qui oeuvre à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine bâti et des paysages culturels du Québec, dit craindre que cette infrastructure projeté par la Cité des rivières «ne transforme la gorge de la rivière en parc d'attractions».
   Ce projet de téléphérique, présentement à l'étude, «semble disproportionné par rapport au paysage culturel dans lequel il viendrait s'insérer, peut-on lire dans le site Web du Conseil. La gorge de la rivière ne bénéficierait pas nécessairement d'un meilleur accès que celui que permettent déjà les sentiers. Un équipement de cette envergure ne viendrait que nuire à la beauté naturelle et exceptionnelle de ce site. Le paysage n'a pas besoin d'un téléphérique pour être apprécié en toute saison».
   «Pourquoi ne pas plutôt mettre l'accent sur un circuit entre les bâtiments et les sites à proximité? suggère le Conseil. Certains bâtiments patrimoniaux de ce secteur, dont la centrale Frontenac (la plus ancienne installation hydroélectrique encore en activité au Québec), l'ancienne gare et la prison Winter, construite en 1865, bénéficieraient ainsi d'une mise en valeur commune.»
   Le Conseil des monuments et sites du Québec conclut sa prise de position en affirmant que «le paysage est un patrimoine collectif qu'on ne saurait sacrifier au nom de la rentabilité touristique».
   M. Bernier dit respecter ce point de vue, mais affirme du même souffle qu'il est «prématuré de se prononcer» sur les impacts visuel et environnemental du projet de téléphérique. Celui-ci fait présentement l'objet d'une étude portantt sur son potentiel attractif.
   Cette étude, qui coûtera environ 25 000 $, devrait être dévoilée en mai. «Si les conclusions de cette étude sont favorables, nous allons ensuite analyser les impacts visuel et environnemental», indique M. Bernier. Ce téléphérique relierait le centre-ville au lac des Nations.

      Gorge de la rivière Magog au centre-ville de Sherbrooke
     
                Photo - Archive Ville de Sherbrooke
Publié le 21 avril 2007
Par oxford
Opinios/
La Tribune
Sherbrooke, le 20 avril 2007
Par Marc Bergeron

C'est avec stupéfaction que j'ai vu et entendu aux nouvelles le maire Jean Perrault menacer, l'oeil méprisant et le doigt accusateur, les membres du conseil qui ont osé voter contre la résolution concernant le plateau Saint-Joseph qu'ils ne mériteraient pas de rester au conseil municipal.
   Quel mépris pour la démocratie et surtout pour toutes les personnes qui ne pensent pas comme lui. Sherbrooke mérite beaucoup mieux comme maire et les Sherbrookois ont assez souffert de la gestion de ce politicien passéiste. Si Perrault perd son référendum, il en sera tant qu'à moi le grand responsable par son arrogance. Vivement les prochaines élections qu'on se dote d'un maire rassembleur et à l'écoute de ses concitoyens afin que Sherbrooke puisse un jour évoluer dans le bon sens et devenir une ville du 21e siècle.

Marc Bergeron
Sherbrooke

Jean Perrault, maire de Sherbrooke
 
     Photo - Archives La Tribune
Publié le 21 avril 2007
Par oxford
Opinions/
La Tribune
Sherbrooke, le 20 avril 2007
Par Jean-Pierre Landry

Quelle désagréable sensation que de se faire sermonner comme dans les années 60, quand l'Église et l'État étaient de mèche pour nous faire suivre le droit chemin!
   Au téléjournal local, le ton était plus choquant que dans le journal; notre maire Jean Perrault et son bras droit Louida Brochu nous ont fait sentir coupables de ne pas avoir avalé la première mouture de leur plan d'urbanisme à un million de dollars et nous facturent l'autre million du référendum. Reste-t-il apparence de démocratie?
   Il aurait été facile de prendre nos inquiétudes, nos questions, nos critiques et de vraiment réviser les orientations, mais non, les experts avaient tranché. Nous sommes qui, nous, pour nous mêler de ces choses sérieuses? Je ne suis qu'un biologiste (écolo il est vrai...) retraité, père et grand-père, citoyen, payeur de taxes, consommateurs et électeur. Un de mes fils et sa conjointe sont urbanistes.
   Et quelle coïncidence, aujourd'hui, des gens très instruits et sérieux nous proposent un Manifeste pour un Québec durable. Nous ne sommes pas «lucides», ni «solidaires», mais sommes-nous responsables? Une des cinq lignes d'action des «durables» est de «repenser notre développement urbain» et une autre, de «donner le pouvoir aux citoyens». Pour exercer notre devoir d'éco-citoyens, nous devons nous faire entendre, mais à armes et moyens très inégaux face aux instances et promoteurs qui puisent à même le budget issu de nos taxes.
   Nous devons malheureusement nous élever contre ce contre-développement énergivore et socialement invalidant. Consommer, c'est une chose, mais gaspiller et dilapider c'en est une autre.
   Arrêtez de me seriner que le «développement durable», c'est du développement, mais respectueux de l'environnement et en plus socialement acceptable.
   La demande de référendum a révélé qu'il y a de nombreux points qui achoppent, d'abord de vision globale d'un urbanisme moderne en vue des 30 prochaines années et non calqué sur les 30 dernières, dans un contexte écologique qui n"échappe qu'aux sceptiques obtus, et qui devrait reposer sur la «ressource humaine» créative qui habite vraiment une ville, et non seulement ceux et celles que l'affluence autorise à se procurer le nec plus ultra dans tous les «power center» accessibles par autoroute.
   Pourquoi est-il si difficile de renverser la tendance au cynisme envers les politiques et le laisser-faire généralisé face aux responsabilités citoyennes pour le bien commun? Je crois qu'on finit par se «tanner» de se faire rabrouer.
   Il faut une méchante tête de cochon pour tenir son bout, poser des gestes responsables, mais exigeants en énergie morale, quand ce n'est pas de l'énergie physique, comme pratiquer le vélo urbain, moyen de transport écolo, dans des conditions routières à peine potables pour des véhicules. (...)
   J'espère que nous aurons un minimum de débats civilisés sur ces graves questions, dans le respect de l'intelligence de tous.

Jean-Pierre Landry
Arrondissement Fleurimont

        Jean Perrault              Louida Brochu
   maire de Serbrooke    consieller municipale

               
              Photos  Archives - La Tribune
Publié le 21 avril 2007
Par oxford
Opinions
La Tribune
Sherbrooke, le 20 avril 2007
Par Patrick Merrien

Nous nous trouvons, en tant que citoyens de Sherbrooke, devant un choix important pour le devenir de notre ville: le Plan d'urbanisme est non seulement un document, mais aussi le reflet de la volonté des citoyens dans une vision à long terme du développement de notre cité et l'expression des valeurs des habitants de cette cité. Ces valeurs sont variées et s'expriment selon des procédés mis en place par la loi. Un conseil municipal a été élu, des comités sont formés, des experts sont engagés, des citoyens s'informent; certains appuient les choix proposés par les édiles et d'autres réclament une révision de ces choix.
   Jusque-là rien que de très normal. Mais là ou les choses se corsent, c'est dans l'attitude de nos dirigeants.
   Les citoyens qui demandent une révision du plan d'urbanisme sont décrits comme un petit groupe (2,8%) de citoyens irresponsables (230 millions $ d'investissements vont tomber à l'eau); ces personnes sont dépensières (un million $ pour le référendum) et ne pensent pas au bien commun (elles agissent pour des raisons qui leur appartiennent); ce sont des forces obscurantistes (ils veulent paralyser le développement de Sherbrooke) que l'on saura écraser (on n'hésitera pas à mettre toutes les ressources nécessaires pour que ce référendum soit gagnant).
   Bref, la lumière contre l'ombre, le Bien contre le Mal, le progrès foulant au pied le serpent du passéisme.
   Et s'il s'agissait d'autre chose? Et si des citoyens souhaitaient sincèrement faire part de leurs craintes et voulaient qu'elles soient prises en compte, sans être ridiculisés, ostracisés ou culpabilisés?
   En tant que citoyen de Sherbrooke, je me permettrai de recommander à nos dirigeants municipaux de mettre de côté leur réthorique belliqueuse. Ces temps-ci, on a trop souvent tendance à considérer les citoyens comme un troupeau docile; le pouvoir de nos élites n'est que prêté, et c'est leur devoir que de participer avec respect à la réflexion des citoyens.

Patrick Merrien
Sherbrooke

    Arrogance craquelée
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