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Publié le 28 novembre 2006
Par oxford
Perspectives
La Tribune
Sherbrooke, le 28 novembre 2006
Par Luc Larochelle
luc.larochelle@latribune.qc.ca

Quelle différence ya-t-il entre un téléphérique dans un centre-ville
et un télésiège dans une montagne

Qu'est-ce qui a causé le fiasco de 1976 à Montréal, le rêve olympique lui-même ou un lamentable cafouillage dans la préparation des jeux?

L'Idée d'un téléphérique au dessus de la rivière Magog est tournée en dérision avant même d'avoir pris le temps de l'évaluer. On s'indigne des coûts avant d'avoir examiné si elle renferme un quelconque potemtiel de revenus. Vingt-cinq mille dollars pour savoir, go!
En autant que l'étude de faisabilité ne soit pas un autre exercice de marketing pour vendre le projet aux contribuables de Sherbrooke sans l'objectivité d'en juger la valeur sur des critères économiques. La Cité des rivières s'est elle-même discréditer dans le passé avec des analyses superficielles. Tous se souviennent encore de la fameuse étude d'opportunité qui annonçait un achalandage de 500 000 visiteurs par année...
La Cité des rivières est à une étape cruciale de son développement privé. Ses dirigeants auraient avantage à gérer l'information au lieu des crises de confiance. Il y avait moyen de présenter l'idée publiquement et d'en justifier dès le départ la démarche.
Quelle différence y a-t-il entre un téléphérique dans un centre-ville et un télésiège dans une montagne? Aucune. Dans un cas comme dans l'autre, les revenus d'exploitation font foi de tout. Ce sont les facteurs qui révèlent la pertinence d'investir ou non.
Le jour où il sera nécessaire de moderniser les remontes-pentes à Bellevue ou à Montjoye, élus et contribuables poseront comme unique exigence que la billetterie finance l'amortissement requis. Pourquoi la même logique ne peut-elle pas s'appliquer pour le téléphérique de la Cité des rivières?
Les Sherbrookois ne seraient-ils pas plus réceptifs si on leur disait clairement que Cité des rivières prévilégiera un partenariat avec un gestionnaire privé s'il devait y avoir un téléphérique. Comme les remontes-pentes des stations municipales de ski. Comme le funiculaire qui relie la haute et la basse-ville à Québec.
Une garantie de lucidité car aucun investisseur privé ne se pointera dans le décor si le projet est boîteux.
Les projets de Cité des rivières reçoivent trop de considération par rapport à d'autres idées comme celles d'offrir le transport en commun gratuit ou orienter Hydro-Sherbrooke vers les nouvelles technologies?
Qu'on blâme alors ceux qui, à l'hôtel de ville, passent les commandes. Comprenez-vous d'ailleurs que la STS et le réseau municipal d'électricité n'aient pas un petit 25 000 $ dans leurs goussets respectifs pour explorer ces pistes avancées depuis pourtant depuis plus d'un an? Moi, non. Voilà, à mes yeux, ce qui manque de sérieux au sein d'une communauté se cherchant des voies d'avenir.
Le téléphérique? Ni pour ni contre. C'est quand même mieux d'étudier avant qu'après, non?

Téléphérique Funiculaire Rivières Magog
dans l'État de Washington à Québec centre-ville de Sherbrooke
Téléphérique dans l'État de Washington - Archives Cité des rivières.jpg Funiculaire de Québec (b).jpg Rivière Magog au centre-ville de Sherbrooke (Photo Claude Poulin).jpg
Archives - Cité des rivières Archives - Google Archives - La Tribune
Publié le 27 novembre 2006
Par oxford
La Tribune
Sherbrooke, le 27 novembre 2006
Par David Bombardier
david.bombardier@latribune.qc.ca

            Jean-François Rouleau et Bernard Sévigny s'objectent


SHERBROOKE - À l'exception de Jean-François Rouleau et de Bernard Sévigny, tous les élus de la Ville de Sherbrooke ont accepté que la corporation Sherbrooke, Cité des rivières dépose une nouvelle demande de subvention gouvernementale pour son projet de téléphérique.

                                Jean-François Rouleau et Bernard Sévigny - Archives La Tribune.jpg
                                           Jean-François Rouleau         Bernard Sévigny
                                                               Archives - La Tribune

  
En 2005, Québec et Ottawa avaient accordé une subvention de 4,4 millions $ pour l'aménagement de la gorge de la rivière Magog. Cette subvention proviendra du Fonds sur l'infrastructure municipale rurale (FIRM) et non du défunt programme Travaux d'infrastructure Canada-Québec, où la corporation avait fait sa première demande en 2004.
   Une seconde demande devait donc être déposée afin que les gestionnaires du FIRM puissent traiter le dossier. Cette demande et la résolution adoptée par les élus la semaine dernière font clairement référence au projet de téléphérique.
   Près d'une demi-douzaine d'élus s'étaient montrés réticents face à ce projet. MM. Rouleau et Sévigny ont toutefois été les seuls à ne pas approuver la nouvelle demande de subvention de la Cité des rivières.
   Le directeur général de la corporation, Denis Bernier, assure que cette nouvelle demande de subvention n'engage en rien les élus. Si l'étude de faisabilité sur le téléphérique n'est pas concluante, la demande pourra être modifiée et l'argent sera utilisé pour mettre en place des passerelles dans la gorge, affirme-t-il. Avec ou sans le projet de téléphérique, la corporation était obligée de déposer une nouvelle demande au FIRM pour éventuellement obtenir sa subvention.
   Tel qu'exigé par les élus, une firme évaluera prochainement le potentiel d'achalandage touristique du projet. Le mandat n'a pas encore été donné par les dirigeants de la corporation, ceux-ci n'ayant pas arrêté leur choix sur le trançon exact qu'emprunterait le téléphérique.
   Si les résultats de l'étude démontrent que le projet peut être réalisé sans dépassement de coûts et qu'il attirerait les touristes, la corporation devrait sonder les citoyens. La décision finale reviendra aux élus, qui avaient réservé une somme de 2,2 millions $ au budget 2006 pour l'aménagement de la gorge.
   À ce sujet, le conseiller Jean-François Rouleau propose à ses collègues de mettre le projet de téléphérique sur la glace, quitte à perdre la subvention de 4,4 millions $. Ainsi les 2,2 millions $ réservés au budget 2006 pourrait permettre d'équilibrer le budget 2007, auquel il manque présentement 1 million $.
Publié le 23 novembre 2006
Par oxford
Tribune libre / Opinion
La Tribune
Sherbrooke, le 23 novembre 2002
Par Luc Thibault

Je n'ai jamais été contre le fait qu'il y ait un développement autours du lac des Nations, mais il y a une pérennité questionnable!
   On commence la huitième année d'improvisation à grands frais avec cette Cité des rivières qui n'en fini plus d'accoucher. On y a flambé 25 millions $ jusqu'à ce jour, pour l'aménagement d'un sentier sur la rive sud du lac des Nations, deux tours de métal et le réaménagement de la rue l'Espanade...
   Il n'y a toujours pas de synergie rentable en vue, sauf peut-être la future exposition de concombres et de carottes (marché public) qui est reportée d'année en année depuis le débuts du projet. Ce secteur ressemble toujours à l'horreur exprimé en 2001 par Bernard Landry (ancien Premier ministre du Québec) et le train privé (Orford Express) pour les mieux nantis, qui a eu peine à décoller, fait penser à un bel ensemble de salon qui est arrivé trop tôt sur le site de la maison qui n'est pas encore bâtie.
   Et on nous jette en plein visage l'idée d'aménager un téléphérique de 6,6 millions $ en plein centre-ville pour attirer les touristes? Alors qu'on a de la difficulté à leur donner de vraies raisons pour qu'ils séjournent plus de quelques heures en ville?
   Depuis plus de sept ans, à part de belles conférences de presse, où sont les retombées? Qui fait des profits de plus depuis le début de Cité des rivières?
   (...)On peut se questionner pour la vision créative, l'utilité et la fonction des 19 membres du conseil d'administration de Cité des rivières, qui dépensent de 500 000 à 600 000 $ par an depuis 1999-2000 juste pour administrer un trottoir de 3,2 kilomètre autour d'une rivière négligée.
   Je le dis depuis le début, on est en train de passer à côté d'une belle opportunité de positionner Sherbrooke sur la carte des villes à voir à cause de l'incompétence des décideurs qui devient de plus en plus évidente par leurs idées mal synchronisées ou mal calibrées, aidés probablement par un manque de critiques des médias.
   Le temps passe, les deniers publiques s'envolent, la dette des Sherbrookois s'alourdit aussi vite que les comptes de taxes à venir et toujours pas d'investissements privés en vue... de la rentabilité encore moins.
   Combien coûteraient aux contribuables une couple de calèches pour relier la promenade du lac des Nations et le centre-ville? Rien. Et ça créerait quelques emplois.(...)

Luc Thibault                                                    
Sherbrooke

          Futur Marché public                      Passage piétonner                         Rivière Magog
Ancienne gare CP de Sherbrooke              Cité des rivières                  Centre-ville de Sherbrooke
Ancienne gare du CP (a) Cité des rivières.jpg   Passage piétonner lac des Nations (Archives Radio-Canada).jpg   Rivière Magog au centre-ville (Archives Radio-Canada).jpg
        Archives - Googels                      Archives -  Radio-Canada                Archives - Radio-Canada
Publié le 18 novembre 2006
Par oxford
Tribune libre / Opinion
La Tribune
Sherbrooke, le 18 novembre 2006
Par Yves O'Bready
                                         

  

Ainsi donc, certains élus semblent persévérer dans la déraison et s'entête a rêver d'un autre projet chimérique pour cette Cité des rivières.
   Cette idée de téléphérique est tellement ridicule à sa face même que le simple fait d'envisager une dépense de fonds publics pour faire effectuer une étude de faisabilité relève de l'absurdité la plus incongrue.
   Pas nécessaire d'être très familier avec les administrations publiques pour savoir que les 25 000 $ prévus pour l'étude finiront sans doute à 35 ou même 40 000 $, si n'est davantage, c'est toujours la même histoire!
   Chers élus, de grâce, faites trionpher le gros bon sens. J'ai toujours été en faveur du projet de la Cité des rivières, mais en assurant son développement par étapes et selon nos moyens, en évitant de prendre nos rêves pour des réalités. Complétons d'abord les infrastructures déjà en marche, comme la dépollution du cours d'eau et l'ameublement urbain autour du parc, ou encore l'amélioration des pistes cyclables, car à ce niveau, on n'est aucunement compétitif avec Québec, Montréal ou Ottawa, entre autres.
   La Place de la Gare et le Marché public nécessistent déjà des investissements qui excèdent les prévisions originales et l'étude prévue ne pourra logiquement que confirmer l'illogisme du projet de téléphérique: ces fonds seraient utilisés à meilleur escient en servant à contrer le vandalisme et à améliorer la sécurité. Et ça pourrait aussi servir pour les réparations urgentes aux ponts et viaducs sous la responsabilité de la Ville... et à combien d'autres projets plus réalistes et plus utiles.
   Mesdames et messieurs les élus, n'oubliez pas ce que vous gérez présentement davantage de décroissance que de croissance, que cet argent avec lequel vous vous amusez est le nôtre et que vous avez des comptes à nous rendre.
   Il faut tuer dans l'oeuf ce projet loufoque de téléphérique. (...)Sherbrooke n'est pas Paris, Saint-Pétersbourg ou Copenhague et nous n'aurons jamais de Louvre, d'Ermitage ou de Jardins Tivoli à offrir aux touristes. Soyons pragmatiques et condédons que la simple logique la plus élémentaire commande que nous demeurions réalistes et que les infrastructures de la Cité des rivières serviront à plus de 90% simplement aux citoyens locaux et qu'on ne peut rêver à un pouvoir d'attraction touristique majeur avant nombre d'années.
   Le conseiller Bernard Sévigny a tout résumé en cernant parfaitement bien le problème: «Sherbrooke n'a pas plus besoins d'un téléphérique qu'un chien a besoins de deux queues...» Bravo et merci, Monsieur Sévigny, quelle logique implacable et quel gros bon sens rafraîchissant. Merci également au conseiller Jean-François Rouleau qui n'a pas hésité à emboîter le pas. Espérons que la majorité de leurs collègues suivront leur exemples.


Yves O'Bready
Sherbrooke
                                                                                                                                                                                                                                     

Ancienne gare du CP (a) Cité des rivières.jpg Rivière Magog au centre-ville de Sherbrooke (Photo Claude Poulin).jpg Bernard Sévigny.jpg Jean-François Rouleau (c).jpg
        Futur marché public            Rivière Magog au centre-ville            Bernard            Jean-François
       Ancienne gare du CP                      de Sherbrooke                     Sévigny                Rouleau  
         Cité des rivières 

    Archives - Google                                      Archives - La Tribune


Publié le 14 novembre 2006
Par oxford
Le Journal de Montréal
Montréal, le 14 novembre 2006
Par Yves Séguin
opinion@canoe.com 

   De plus en plus de voix s'élève pour dénoncer «l'immobilisme» du Québec, qui freiné par une dette publique très lourde et un vieillissement accéléré de sa population, se dirigerait de plein fouet sur un mur. Pure invention pour certains, triste réalité pour d'autres, cette vision d'un Québec en déclin ne doit pas être ignorée, car des chiffres, malheureusement, commencent à «dire» tout haut, ce que plusieurs disent tout bas.

   En effet, avec une dette de 125 milliards $, une population vieillissante, une faible croissance de son économie, des dépenses publiques en progression, des revenus anémiques malgré des impôts parmi les plus élevés, le Québec, s'il ne change pas de trajectoire, se prépare à vivre de bien mauvais jours.
   Le «si» est important, car des solutions existent et peuvent être mises en oeuvre rapidement. Le drame serait de ne rien faire. Des pays comme l'Australie et l'estonie, pour ne nommer que ceux-là, ont réussi à peine en dix anx à complètement renverser la situation difficile dans laquelle ils étaient.
   Le vieillissement de la population est l'un des facteurs les plus importants à surveiller, car ses conséquences peuvent être graves sur la capacité du Québec à se renouveler et à assurer un nombre suffisant de contribuables. En effet, une population en croissance est avant tout une population qui augmente le nombre de ses contribuables. Cela assure entre autres des recettes fiscales stables sans recours à des augmentations d'impôts.

De moins en moins de payeurs d'impôts

   Or, au Québec, le nombre de contribuables n'augmente pas; il diminue. Près de 50% de la population ne paie pas d'impôt et ce pourcentage croît de 1% tous les cinq ans. depuis les cinq dernières années, le nombre de résidants n'a augmenté que de 245 000 personnes, faisant passer la population totale de 7 396 990 à 7 651 531 personnes. Autrement dit, le nombre de personnes qui ne paient pas d'impôt sur le revenu augmente plus vite que le nombre de personnes qui composent la population.

LES NAISSANCES

   Si le nombre de naissances augmentent favorablement depuis quelques années et oscille autour de 75 000, il faut se rappeler que dans les années 1970, la moyenne des naissances était près de 100 000 par année. Nous sommes passés sous la barre des 80 000 naissances en 1997, et il ne semble pas que nous pourrons franchir ce seuil avant plusieurs années. Le retard sera donc difficile à corriger.
  
Du côté des décès, le Québec en rapportait 41 200 en 1971 alors que cette année, ily en aura 56 000. Ce nombre n'a pas beaucoup augmenté depuis 35 ans, ce qui peut donner l'illusion que le vieillissement de la population n'est pas inquiétant. Or on observe que plus de la moitié de la population est maintenant âgée de plus de 45 ans et que le nombre de personne composant cette tranche augmente plus rapidement que celle des moins de 45 ans.
   On estime qu'à compter de l'an 2021, les décès excéderont les naissances ey qu'en 2031, le nombre d'immigrants ne sera pas suffisant pour contrer la décroissance de la population. En effet la migration nette, c'est-à-dire la différence entre le nombre de personnes qui arrivent au Québec et celles qui partent, est de 35 000, soit l'une des meilleures années depuis 1971. Cependant, rien ne laisse présager que ce nombre se maintiendra. L'attraction, à titre d'exemple, qu'exerce l'Alberta, pourrait entraîner un nombre plus élevé de départs. De plus, hausser le nombre d'immigrants de 35 000 à pls de 50 000, niveau jugé essentiel à compter de 2021, n'est pas un exercice facile, ni sans conséquences sur les finances publiques déjà éprouvés.
   Oui l'avenir du Québec est préocupant. Mais plutôt que de débattre sur l'existence du problème, pourquoi ne pas chercher tout de suite des solutions...

Yves Séguin
Yves Séguin (c).jpg
Professeur de finances publiques à l'UQAM
École des sciences de la gestion



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